Pouvoir choisir librement les candidats admis au premier tour de la présidentielle et ses représentants parlementaires
Initiative citoyenne
Pouvoir choisir librement les candidats admis au premier tour de la présidentielle et ses représentants parlementaires
Pour les échéances à venir en 2027, présidentielles et legislatives, il serait utile que l'électeur, au lieu d'être spectateur de la sélection des candidats (ralliements, primaires à adhésion, recherche et délivrance des parrainages, puis accords sur les circonscriptions), puisse être pleinement acteur, et donc :
1/Présidentielle : qu'un candidat soit admis au premier tour directement et uniquement par l'atteinte de 2,5 millions de signatures (5% des inscrits) sur une pétition déposée par lui sur ce site et exposant son projet, dans la période actuellement prévue pour l'obtention des parrainages (8 février - 12 mars 2027).
L'électeur aurait donc une première occasion de soutenir un candidat auquel il adhère ou de "voter utile" pour un favori pas trop éloigné de lui, et de donner une légitimité et une visibilité fortes pour les quelques-uns qui seraient retenus (et garantir qu'il y ait au moins un débat). Il se donnerait une chance d'éviter de subir ensuite le couperet du premier tour en devant "voter utile" pour un candidat très éloigné de lui (ou refuser de le faire et s'abstenir ou voter blanc ou nul). Seul l'électeur peut faire cette sélection, puisque c'est son choix qui sera contraint au premier tour.
2/Législatives : que l'électeur puisse voter pour le candidat de son choix lors du scrutin (pas de restriction géographique, circonscription unique sur toute la France) et que ce candidat soit élu député dès l'atteinte d'un siège en nombre de voix (environ 0,2% - 1/577 députés, ~80 000 votes selon participation) et donc en un seul tour.
Les candidats aux législatives pourraient se présenter regroupés jusqu'à deux niveaux (listes puis apparentements c'est à dire listes de listes) pour obtenir collectivement les blocs d'un siège (~0,2%) en additionnant les votes obtenus individuellement : sièges répartis entre apparentements à la proportionnelle à la plus forte moyenne sans seuil, à saturation, puis entre listes au sein des apparentements par la même méthode, puis entre candidats au sein des listes par la même méthode, c'est à dire par ordre du nombre de votes obtenus.
L'électeur obtiendrait donc représentation au plus proche possible : par le candidat pour qui il a voté s'il a obtenu un siège (~0,2%), sinon au moins par le candidat arrivé en tête dans sa liste si celle-ci a obtenu un siège (~0,2%), sinon au moins par celui arrivé en tête de la liste première de son apparentement si celui-ci a obtenu un siège (~0,2%). Les seules voix "perdues" de l'apparentement sont les restes inférieurs à un siège (légèrement inférieur à 1/577e des suffrages par l'élimination des restes, principe de la "plus forte moyenne", celle de l'apparentement dont le reste est 0, qui obtient la dernière place attribuée).
Les candidats auraient pleine liberté de constituer les listes et les apparentements sans contrainte de nombre (y compris de rester seuls) et par affinité choisie : par parti, courant, proximité géographique, préoccupation commune,... mais ne pourraient pas y prioriser un candidat ou une liste par rapport aux autres : ce sont les électeurs qui les classeraient par le nombre de votes obtenus.
Cela renforcerait le principe de voter pour son représentant-candidat (actuellement très restreint par l'obligation de voter pour un candidat de la circonscription de son lieu de résidence) tout en permettant la représentation proportionnelle des partis au niveau national-apparentements (mais sans restriction de circonscription départementale ou régionale, ni de seuil de 5% pour avoir des députés, ni de "positions éligibles" dans des listes à ordre fixé), le niveau intermédiaire-listes permettant de traiter des préoccupations plus proches de l'électeur (par exemple locales, mais pas obligatoirement) sans contrainte de forme et sans risque que les voix soient perdues.
3/Sénat : que soit appliqué le même mode de scrutin que celui proposé pour les législatives, avec les particularités que : les électeurs sont les membres des assemblées locales (et pas les citoyens qui les ont eux-mêmes élus, scrutin indirect), leur vote serait pondéré par le nombre d'habitants de leur collectivité divisé par la taille de leur assemblée (et par le nombre de voix obtenues au dernier tour de scrutin de leur élection divisé par le nombre de sièges obtenus par leur liste si l'élection a été menée avec un autre mode de scrutin, typiquement les municipales), le vote serait électronique pour assurer l'anonymité compte tenu de la pondération (il est déjà obligatoire), les élections se font historiquement par moitié mais auraient lieu en septembre de l'année de l'élection des élus locaux, moitié pour les élus municipaux-intercommunaux, moitié pour les élus départementaux-régionaux, la participation des députés étant supprimée (avec plein renouvellement en 2028 compte-tenu de la modification).
4/Conseils départementaux-régionaux (en conséquence du fait d'être électeurs pour le Sénat) : qu'il y ait un seul vote pour les deux collectivités (donc les candidatures le seraient aussi), le même mode de scrutin que les législatives sur circonscription régionale (les électeurs pourraient voter pour un candidat en dehors de leur département s'ils privilégient le niveau régional), et affectation des sièges au niveau départemental en restreignant aux votes exprimés à ce niveau. Les candidats élus aux deux niveaux simultanément pourraient se désister de l'un ou de l'autre (pour le suivant dans l'ordre sur la liste), ou cumuler.
5/Européennes : qu'il y ait le même mode de scrutin que les législatives, mais si elles ont lieu le même jour, que le scrutin soit unique avec même fonctionnement qu'au point précédent (sauf qu'il n'y a bien sûr pas d'extension au territoire européen, et que le cumul est interdit).
L'ensemble ne nécessite pas de révision de la constitution. Il peut donc être adopté par le parlement (avec vote conforme du Sénat pour certaines dispositions compte-tenu de son verrou sur les lois organiques le concernant).
Partager: