ÉTAT D’URGENCE AGRICOLE : SAUVONS NOTRE AGRICULTURE !
Initiative citoyenne
ÉTAT D’URGENCE AGRICOLE : SAUVONS NOTRE AGRICULTURE !
PÉTITION POUR UNE AGRICULTURE PRODUCTIVE RESPECTUEUSE DE NOS AGRICULTEURS ET DES CONSOMMATEURS
Je m'appelle François Arnoux. Je suis père de famille et agriculteur en Vendée.
Je cultive douze cultures différentes sur mon exploitation. Mon entreprise fait partie d'un ensemble de quatre sociétés agricoles qui permettent aujourd'hui à quatre ménages de vivre de leur travail. Ensemble, nous produisons chaque année de quoi nourrir environ 12 000 personnes.
Comme beaucoup d'agriculteurs, je suis fier de mon métier. Chaque jour, nous travaillons pour nourrir nos concitoyens. Nous cultivons la terre, élevons des animaux, entretenons nos campagnes et transmettons un savoir-faire qui fait partie de l'histoire de notre pays.
La diversité de nos productions et de nos terroirs fait aussi la richesse de l’agriculture française, l’une des plus vertueuses au monde, et contribue directement à l’excellence de notre gastronomie.
Si je prends aujourd'hui la parole, ce n'est pas pour me plaindre. C'est parce que je suis très inquiet.
QUEL AVENIR POUR NOS ENFANTS ?
Mon fils a 25 ans. Il travaille déjà sur l'exploitation. Comme beaucoup de jeunes qui aiment profondément ce métier, il se demande s'il pourra un jour la reprendre sereinement. Et je dois reconnaître que je ne sais plus quoi lui répondre.
Autour de moi, des fermes disparaissent. Des agriculteurs, avec désespoir, jettent l'éponge après des années de travail. Des exploitations familiales mettent la clé sous la porte. Alors que près d'un agriculteur sur deux partira à la retraite d'ici 2030, les nouvelles générations peinent à prendre la relève.
Des femmes et des hommes passionnés font face à une insécurité croissante sur leurs revenus, à des règles toujours plus nombreuses et à un avenir devenu incertain. Ils passent trop de temps à remplir des formulaires alors qu'ils voudraient simplement produire, cultiver, élever mais aussi innover, investir, transmettre et vivre dignement de leur métier.
Travailler devient chaque année plus difficile dans un contexte climatique de changement réel qui exige des mesures d'adaptation rapides.
Aujourd'hui, le constat est simple : beaucoup d'agriculteurs ne vivent plus correctement de leur travail.
Je me demande ce que sera notre agriculture dans cinq ans.
LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE EST L’AFFAIRE DE TOUS
La France est depuis toujours une nation agricole. Mais pour combien de temps encore ?
Nous produisons de moins en moins ce que nous consommons. Ce recul ne concerne pas seulement les agriculteurs. C'est l'affaire de tous ! Lorsqu'un pays ne produit plus suffisamment ce qu'il mange, il devient dépendant des autres. Il perd sa liberté et ne peut plus assurer la base de la dignité humaine : manger correctement et suffisamment.
Nous l'avons déjà vu. La pénurie de moutarde, comme les tensions sur les œufs ou d'autres produits de première nécessité, montrent que les crises internationales ont des conséquences directes dans nos assiettes.
Une réalité s'impose à nous : nous ne pouvons pas considérer notre alimentation comme acquise pour toujours. Derrière chaque ferme qui disparaît, c'est notre capacité à nourrir la France qui s’affaiblit.
L’été 2026 montre également que lorsque notre agriculture produit moins, les conséquences peuvent dépasser largement les exploitations. Les 23 000 entreprises agroalimentaires françaises, qui représentent 520 000 emplois et 250 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dépendent directement des matières premières produites par nos agriculteurs. Une baisse durable de la production peut donc entraîner des tensions sur leurs approvisionnements et fragiliser, à son tour, toute notre chaîne alimentaire.
Je ne demande pas de privilèges. Je demande simplement que les agriculteurs puissent faire leur métier : produire, cultiver et élever, vivre dignement de leur travail et pouvoir envisager l'avenir avec confiance, sans être étouffés par des formalités administratives inutiles et des normes toujours plus abondantes et parfois contradictoires.
L’objectif est de réunir 500 000 signatures afin de donner à cette pétition la possibilité d’être débattue en séance publique à l’Assemblée nationale et de montrer que la défense de notre agriculture peut rassembler largement les Français.
IL EST TEMPS D’AGIR
L'urgence est désormais de sauver l'agriculture française considérée d’intérêt général majeur.
• Pour permettre à chaque Français de continuer à trouver dans son assiette une alimentation saine, accessible et produite en France.
• Pour transmettre à nos enfants une France capable de produire ce qu'elle consomme et de nourrir sa population.
• Pour préserver notre indépendance alimentaire face aux crises de demain.
• Pour que les générations futures héritent d'une France agricole, forte de ses savoir-faire, de ses territoires et de sa capacité à nourrir le pays.
Si nous n'agissons pas aujourd'hui, demain il sera trop tard.
Alors, pour notre agriculture et pour notre avenir, je vous demande et vous remercie de signer cette pétition.
François Arnoux
Agriculteur en Vendée
Partager: