Pour une revalorisation des travailleurs : adapter le coût des crèches et du carburant aux foyers actifs à temps plein
Initiative citoyenne
Pour une revalorisation des travailleurs : adapter le coût des crèches et du carburant aux foyers actifs à temps plein
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Mesdames et Messieurs les Députés,
Aujourd’hui, de nombreux couples et familles monoparentales travaillant à temps plein (35h ou plus, souvent en horaires postés ou décalés) font face à un écrasement de leur niveau de vie. En raison de barèmes stricts et d'effets de seuil, ces foyers ne bénéficient d'aucune aide sociale directe, tout en supportant de plein fouet l'explosion des coûts du quotidien.
Cette situation crée un sentiment profond d'injustice face aux dépenses contraintes :
1. Frais de garde d'enfants : Le barème national PSU de la CAF impose aux couples biactifs des tarifs de crèche municipale élevés (pouvant dépasser 500 € à 600 € par mois), alors même que la garde est une condition absolue pour maintenir leur activité professionnelle.
2. Frais de carburant : Les trajets quotidiens (domicile-travail, dépôts en crèche, courses) représentent un budget asphyxiant pour les ménages n'ayant pas accès aux transports en commun, sans compensation adaptée.
Afin de redonner du sens à la valeur du travail et d'assurer une équité réelle pour les classes moyennes actives, nous demandons à l'Assemblée nationale :
1. La réforme du barème PSU de la CAF : Plafonner le tarif horaire des crèches publiques et instaurer un bonus tarifaire / priorité d'accès pour les parents justifiant d'une activité professionnelle à temps plein (35h).
2. La revalorisation et la mensualisation du crédit d'impôt : Porter la prise en charge des frais de garde de 50 % à 70 % et déduire cette somme directement de la facture mensuelle de la crèche.
3. Le soutien ciblé ou fiscal aux travailleurs automobilistes : Baisser la TICPE sur le carburant ou mettre en place une déduction forfaitaire pour les actifs contraints d'utiliser leur véhicule pour travailler et faire tourner leur foyer.
Le travail doit à nouveau permettre de vivre décemment. Nous vous demandons de saisir la Commission des Affaires sociales et la Commission des Finances pour traduire ces mesures dans le prochain Projet de loi de finances.
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