Pour que le VOTE BLANC soit comptabilisé dans les suffrages et puisse invalider une élection
Initiative citoyenne
Pour que le VOTE BLANC soit comptabilisé dans les suffrages et puisse invalider une élection
Depuis 2002, (première présidentielle après mes 18 ans), je vote par défaut. Et nous sommes des millions à faire de même, élection après élection.
Pour soi disant « protéger la démocratie », pour le bon fonctionnement de nos institutions.
Sauf qu'aujourd'hui, ce n'est plus tolérable.
Le monde change en profondeur, et l'offre politique qui nous est présentée ne nous représente plus. Il est temps que cela se traduise concrètement dans les urnes.
Nous demandons que le vote blanc soit pleinement reconnu :
Qu'il soit comptabilisé dans les suffrages exprimés, et non plus simplement affiché à titre indicatif comme c'est le cas depuis la loi du 21 février 2014.
Que son expression majoritaire puisse invalider une élection, obligeant à l'organisation d'un nouveau scrutin avec de nouveaux candidats.
Pourquoi cette réforme est-elle nécessaire?
- Parce qu 'aujourd'hui voter blanc est un geste citoyen sans aucun effet.
Voter blanc, c'est se déplacer, accomplir son devoir électoral, et exprimer un refus conscient des choix proposés.
Contrairement à l'abstentionniste qui reste chez lui, l'électeur qui vote blanc participe activement au scrutin. Pourtant, ce geste n'a aujourd'hui strictement aucune conséquence sur le résultat.
Le Conseil constitutionnel lui-même a jugé désobligeant d'assimiler ce geste à l'abstention ou à un vote défectueux.
- Parce que c'est une demande massive. Ce n'est pas une idée marginale : plusieurs sondages, sur plus d'une décennie, montrent qu'une large majorité de Français souhaite que le vote blanc soit considéré comme un suffrage exprimé et pris en compte dans le résultat des élections. Le sujet revient régulièrement à l'Assemblée nationale, porté par des députés de tous bords, sans jamais aboutir. Lors du second tour de la présidentielle de 2017, le vote blanc a atteint un niveau inédit sous la Ve République. Ce n'est pas un geste anecdotique : c'est le réflexe massif d'électeurs qui ne se reconnaissent dans aucune alternative.
- parce qu'un candidat élu face à un vote blanc majoritaire n'a recueilli l'adhésion que d'une minorité d'électeurs mobilisés, il n'est donc pas légitime. L'invalidation obligerait la classe politique à revenir avec une offre réellement acceptée par les citoyens, plutôt que de gouverner sur un rejet généralisé maquillé en victoire.
- parce que c'est un principe déjà présent dans notre système : le second tour existe précisément parce qu'une majorité relative n'est pas jugée suffisante pour gouverner légitimement. Étendre cette exigence de légitimité au vote blanc s'inscrit dans la cohérence de nos institutions, et non en rupture avec elles.
- parce que c'est un vrai levier pour renouveler l'offre politique. L'invalidation obligerait les partis à se renouveler — nouveaux visages, nouvelles idées — sous peine de voir l'élection recommencer. C'est un pouvoir de sanction rendu aux citoyens, là où il n'existe aujourd'hui aucun outil pour signaler collectivement un rejet de l'offre proposée.
Nous voulons que le vote blanc cesse d'être un geste sans conséquence, et devienne enfin un vote comme un autre — capable de peser, capable de dire non, capable d'ouvrir la voie à de vrais nouveaux choix, et qu'il réponde à la volonté d'un grand nombre de citoyens de changer la façon de faire et de penser la politique.
Signez cette pétition pour que voter blanc redevienne un acte politique à part entière.
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