À l’hôpital, bien nourrir les patients doit faire partie des soins
Initiative citoyenne
À l’hôpital, bien nourrir les patients doit faire partie des soins
Lorsqu’une personne est hospitalisée, son alimentation ne devrait pas être considérée comme un simple service annexe. Elle devrait être pleinement intégrée à son parcours de soins.
L’alimentation est un élément essentiel de la santé. Elle devrait donc être pensée comme une composante à part entière de la prise en charge médicale.
Je demande que les établissements hospitaliers accordent une place beaucoup plus importante à la qualité nutritionnelle des repas, en s’appuyant systématiquement sur des professionnels de la nutrition et de la diététique.
Les repas proposés aux patients devraient notamment être :
- élaborés en fonction des besoins nutritionnels spécifiques liés à leur état de santé et à leurs traitements.
- suffisamment riches en protéines, vitamines, minéraux et autres nutriments essentiels lorsque l’état du patient le nécessite.
- composés autant que possible d’aliments frais et de qualité, avec une réduction des produits ultra-transformés et des sucres ajoutés.
- adaptés aux difficultés alimentaires fréquemment rencontrées par certains patients : perte d’appétit, nausées, troubles digestifs, difficultés à mâcher ou à avaler, altération du goût, etc...
- suffisamment variés et appétissants pour donner envie aux patients de manger, alors même que la maladie et les traitements peuvent fortement diminuer l’appétit.
- conçus avec l’intervention de diététiciens-nutritionnistes et en lien avec les équipes médicales.
L’objectif n’est pas de demander une cuisine gastronomique dans les hôpitaux. Il s’agit de garantir aux personnes malades une alimentation digne, saine, adaptée et réellement pensée en fonction de leurs besoins.
D’autres pays montrent qu’une autre approche est possible. Au Japon, par exemple, les repas hospitaliers accordent une attention particulière à l’équilibre nutritionnel, aux portions, et à la variété des aliments. Cette expérience mérite d’être étudiée et certaines bonnes pratiques pourraient être adaptées au système hospitalier français.
À l’heure où nous savons que la nutrition joue un rôle important dans la santé et dans la prise en charge de nombreuses pathologies, il n’est plus acceptable que l’alimentation hospitalière soit considérée comme une simple prestation logistique.
Je demande donc aux pouvoirs publics de faire de la qualité nutritionnelle des repas hospitaliers une véritable priorité de santé publique, avec des standards nationaux renforcés, l’intervention systématique de professionnels qualifiés et une évaluation régulière de la qualité nutritionnelle des repas servis aux patients.
À l’hôpital, nourrir un patient, ce n’est pas seulement lui donner à manger. C’est aussi contribuer à sa prise en charge.
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