Pour une Europe plus unie, souveraine et démocratique, au service de la paix
Initiative citoyenne
Pour une Europe plus unie, souveraine et démocratique, au service de la paix
Nous demandons à la France de défendre une nouvelle étape de la construction européenne : une Europe plus souveraine, démocratique et capable de prendre des décisions communes, sans pour autant effacer les nations qui la composent.
Les grands enjeux auxquels nous faisons face dépassent aujourd’hui largement nos frontières : réchauffement climatique, intelligence artificielle, sécurité, énergie, concurrence économique mondiale ou encore prévention des conflits sont autant de domaines dans lesquels une Europe unie peut peser davantage lorsqu’elle agit collectivement.
L’Union européenne est déjà fondée sur l’idée que des États souverains peuvent mettre en commun certaines compétences. Nous pensons qu’il faut encore aller plus loin dans cette direction, tout en conservant une démocratie respectueuse de la liberté des citoyens.
Nous souhaitons notamment une protection renforcée de l’État de droit et un contrôle démocratique plus important des institutions européennes. Il est essentiel d’éviter qu’un pouvoir trop important ne se concentre entre les mains d’une seule institution ou d’un seul dirigeant. Nous voulons une Europe capable d’agir plus efficacement, tout en restant dans un cadre démocratique et dans le respect des libertés individuelles.
Nous défendons également le développement d’une véritable coopération militaire européenne soumise à un contrôle démocratique clair, l’achèvement du marché unique, le développement d’une politique industrielle européenne commune et ambitieuse décarbonée, une action durable face au réchauffement climatique, ainsi que le renforcement des capacités européennes dans les secteurs stratégiques.
Il ne s’agit pas de faire disparaître les nations européennes, mais de leur donner les moyens d’exercer davantage de souveraineté lorsque celles-ci ne peuvent plus agir efficacement seules.
Anticiper les conséquences de l’intelligence artificielle et de l’automatisation.
Nous demandons notamment de renforcer la formation tout au long de la vie et d’accompagner les travailleurs dont les métiers seront fortement transformés par ces technologies.
Les progrès technologiques peuvent permettre d’importants gains de productivité. Il faut donc veiller à ce que ces gains ne profitent pas uniquement à quelques entreprises ou à une minorité de personnes, mais qu’ils puissent contribuer à améliorer le niveau de vie et les conditions de travail de l’ensemble de la société.
Il ne s’agit pas de rejeter le progrès technologique, mais de faire en sorte qu’il reste compatible avec la dignité du travail, la prospérité collective et la cohésion sociale.
Nous souhaitons voir se développer une identité civique européenne fondée sur ce que les peuples européens ont en commun : une histoire, des valeurs et la volonté de construire un avenir commun.
La diversité des langues, des cultures et des traditions européennes est une richesse que nous devons préserver. Mais cette diversité ne doit pas nous empêcher de nous reconnaître dans un même projet politique fondé sur la démocratie, la liberté, l’État de droit, la paix, la solidarité et le respect de la dignité humaine.
L’Europe et le monde de demain
Nous ne considérons pas la construction européenne comme une fin en elle-même. Nous souhaitons qu’elle permette à l’Europe de contribuer à un système international davantage fondé sur le droit, la coopération et la prévention des conflits.
La France et l’Union européenne devraient notamment continuer à défendre et à renforcer le rôle de l’Organisation des Nations unies et des autres institutions internationales.
À très long terme, nous pouvons envisager une évolution progressive du système international vers une forme de fédéralisme mondial démocratique. Certaines compétences, clairement définies et limitées, pourraient être exercées au niveau mondial lorsque cela serait nécessaire pour préserver la paix ou répondre à des problèmes qui dépassent les capacités des États.
Il ne s’agirait pas de créer un pouvoir mondial disposant de compétences illimitées, mais de répartir les responsabilités entre différents niveaux : local, national, européen et mondial. Chaque décision devrait, autant que possible, être prise au niveau le plus proche des citoyens, tout en permettant une action commune lorsque celle-ci est plus efficace.
Cette perspective est lointaine et nous ne prétendons pas savoir quelle forme exacte pourrait prendre un tel système. Mais l’Europe peut déjà montrer qu’il est possible pour des nations de conserver leur identité tout en mettant certaines compétences en commun.
Nous pensons que les nations européennes doivent pouvoir agir ensemble lorsque les problèmes auxquels elles sont confrontées dépassent leurs frontières.
Nous croyons également que la construction européenne peut ouvrir la voie à une conception différente des relations internationales, dans laquelle le droit et la coopération prennent progressivement davantage de place face aux rapports de force et à la guerre.
Nous appelons donc la France à porter cette ambition au sein de l’Union européenne et à faire de la construction d’une Europe démocratique, souveraine et pacifique une priorité politique de long terme.
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