Pour une loi garantissant au moins une plage accessible aux chiens par commune littorale
Initiative citoyenne
Pour une loi garantissant au moins une plage accessible aux chiens par commune littorale
Chaque été, le constat est malheureusement le même : une vague d’abandons déferle sur la France. Les refuges saturent et de nombreux animaux se retrouvent en détresse. Si les raisons sont multiples, la difficulté de partir en vacances avec son animal de compagnie, face à la multiplication des interdictions dans l'espace public, y contribue fortement.
Pourquoi est-il si difficile de profiter du littoral avec son chien ?
Aujourd’hui, le secteur privé a compris l'enjeu : de plus en plus de locations, campings, gîtes et restaurateurs accueillent nos compagnons à quatre pattes. Ils « jouent le jeu » pour inclure cette part importante de la population. En effet, rappelons que 30 % des ménages français possèdent un chien (source : I-CAD) et grande majorité d'entre eux planifient leurs vacances en fonction de leur animal, voire renoncent à partir si ce dernier n'est pas le bienvenu.
Pourtant, du côté des municipalités, l'accueil reste très limité. Hormis quelques communes pionnières arborant le label « Toutourisme », l'immense majorité des plages françaises sont interdites aux chiens du 1er mai à fin septembre, voire d'avril à octobre.
Une question de bien-être animal et de sécurité
Face aux vagues de chaleur de plus en plus intenses, nos animaux ont eux aussi besoin de se rafraîchir. Or, se tourner vers les plans d’eau douce (lacs, étangs, rivières) est devenu extrêmement dangereux, leurs eaux étant de plus en plus touchées par la prolifération de cyanobactéries, responsables de la mort tragique de nombreux chiens chaque année.
L’eau de mer reste l'un des rares environnements sûrs pour leur permettre de se baigner sans risquer leur vie.
L'hygiène : un argument qui doit être nuancé
La raison principale invoquée par les mairies pour justifier ces interdictions est l’hygiène et la préservation de la qualité des eaux de baignade (notamment pour l'obtention du « Pavillon Bleu »).
S'il est normal de vouloir préserver la propreté de nos plages, il est injuste de stigmatiser les chiens. Les déchets que l'on retrouve sur le sable (mégots, plastiques, restes de repas, couches...) sont exclusivement d'origine humaine, tout comme l’urine dans l’eau de mer. Imaginez 3000 baigneurs, 3000 pipis à chaque bain de mer … oups, les analyses !
Un maître responsable ramasse les déjections de son chien.
Plutôt que de punir tous les propriétaires d'animaux par des interdictions totales, sanctionnons plutôt les incivilités, qu'elles viennent des maîtres ou des autres vacanciers.
Enfin, il est paradoxal d'interdire l'accès aux plages à ces mêmes chiens que nous célébrons et admirons lorsqu'ils sauvent des vies en mer, recherchent des victimes sous les avalanches ou aident les secours dans les décombres.
Nos demandes : un compromis juste et réalisable
La France compte 4 500 kilomètres de côtes. Il y a de la place pour tous.
Le 31 juillet dernier, le Premier Ministre, Sébastien Lecornu, a présenté un nouveau plan d’action pour la protection animale. Dans cette continuité, nous demandons l'élaboration d'une loi imposant une meilleure cohabitation, à travers deux mesures simples :
1. L'obligation pour chaque commune du littoral (ou disposant d'un point d'eau exempt de cyanobactéries) de dédier au moins une plage ou une portion de plage aux chiens, accessible toute la journée, sans restriction d'horaire.
2. L'autorisation d'accès aux chiens sur toutes les autres plages à partir de 19 heures, période à laquelle la fréquentation baisse, permettant de profiter de l'air marin tout en laissant les marées nettoyer naturellement le sable pour le lendemain.
Mettons fin à l'exclusion estivale de nos animaux de compagnie. Signez cette pétition pour encourager un tourisme plus inclusif, plus responsable, et lutter indirectement contre le fléau des abandons !
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