Pour une France de la paix : renforcer la diplomatie, le droit international et les services publics.
Initiative citoyenne
Pour une France de la paix : renforcer la diplomatie, le droit international et les services publics.
Pour une France de la paix !
Pour la diplomatie, le droit international et les services publics
La paix est un choix politique.
Aujourd'hui, la France est confrontée à un choix majeur : celui de faire de la paix, de la diplomatie, de la justice sociale et du respect du droit international les priorités de la Nation, ou d'inscrire durablement notre pays dans une logique d'économie de guerre où les dépenses militaires occupent une place toujours plus importante.
Ce choix engage notre avenir, celui de nos enfants et celui des générations futures.
Il mérite donc un véritable débat démocratique au Parlement comme dans le pays.
La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros pour les armées. Son actualisation prévoit 36 milliards d'euros supplémentaires, portant cet effort à 436 milliards d'euros.
Ils ne peuvent engager plusieurs générations sans un débat transparent devant la représentation nationale et les citoyens.
Pendant que des centaines de milliards d'euros sont consacrés à l'effort militaire, l'hôpital public traverse une crise profonde : services d'urgence saturés, fermetures de lits, pénurie de soignants, difficultés d'accès aux soins et épuisement des personnels se multiplient sur l'ensemble du territoire.
L'École de la République traverse également une crise profonde : pénurie d'enseignants, difficultés de remplacement, classes surchargées, manque d'accompagnement des élèves en difficulté, aggravation des inégalités scolaires et perte d'attractivité du métier fragilisent sa mission d'émancipation.
La justice traverse une crise profonde. Les délais de jugement s'allongent, les juridictions manquent de magistrats, de greffiers et de personnels, et le gel de plus de 400 millions d'euros de crédits en 2026 interroge sur les priorités de l'État.
La sécurité de nos concitoyens ne repose pas uniquement sur les capacités militaires de notre pays : elle exige aussi une police nationale, une gendarmerie, une justice et des services publics dotés des moyens nécessaires pour protéger efficacement la population.
Dans le même temps, les collectivités territoriales voient leurs capacités d'action se réduire, tandis que les besoins en matière de logement, de transition écologique, de lutte contre la pauvreté et de pouvoir d'achat restent considérables.
Le Préambule de la Constitution de 1946 affirme que la Nation garantit à tous la protection de la santé, l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture, et que « la République française, fidèle à ses traditions, se conforme aux règles du droit public international ».
L'article 1er de la Charte des Nations unies fixe comme premier objectif de maintenir la paix et la sécurité internationales et de régler les différends entre États par des moyens pacifiques.
En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la France porte une responsabilité particulière dans la prévention des conflits, la protection des populations civiles et la recherche de solutions diplomatiques.
La diplomatie n'est pas un signe de faiblesse. Elle est le premier instrument de prévention des conflits et demeure le moyen le plus efficace d'éviter les guerres.
Nous demandons que la France fasse de nouveau de la diplomatie le premier instrument de sa politique étrangère, en renforçant les moyens humains, diplomatiques et financiers consacrés à la prévention des conflits, à la médiation internationale et à la coopération entre les peuples.
Nous sommes également préoccupés par la place croissante accordée aux logiques militaires dans le débat public ainsi que par les initiatives qui contribuent à rapprocher davantage l'institution militaire du monde scolaire.
L'École de la République doit rester un lieu d'émancipation, de transmission des savoirs, d'esprit critique et d'éducation à la citoyenneté.
Elle doit promouvoir la culture de la paix, la coopération entre les peuples, le respect du droit international et le règlement pacifique des conflits.
Selon les données publiées par l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la France figurait au deuxième rang des exportateurs mondiaux d'armement sur la période 2021-2025.
Cette position lui confère une responsabilité particulière.
Elle impose également une exigence exemplaire de transparence et de respect du droit international.
Le Traité sur le commerce des armes impose aux États d'évaluer le risque que les armes exportées puissent servir à commettre ou faciliter de graves violations du droit international humanitaire avant d'autoriser leur transfert.
Nous demandons davantage de transparence ainsi qu'un contrôle parlementaire renforcé sur les exportations françaises d'armement.
Nous exprimons également notre profonde inquiétude face aux graves violations du droit international humanitaire dénoncées dans plusieurs conflits, notamment à Gaza.
La France doit défendre avec la même exigence le respect du droit international, soutenir les juridictions internationales compétentes et agir pour la protection des populations civiles, quels que soient les États concernés.
Enfin, l'article 35 de la Constitution prévoit l'information du Parlement sur les interventions des forces armées à l'étranger ainsi que son autorisation lorsque leur prolongation dépasse quatre mois.
Nous estimons que ce contrôle démocratique doit être pleinement exercé et renforcé afin que les représentants de la Nation puissent débattre des orientations stratégiques de la France, des dépenses militaires et de leurs conséquences économiques, sociales, environnementales et budgétaires.
Nous demandons à l'Assemblée nationale de :
1. Organiser un grand débat parlementaire suivi d’un grand débat national sur les conséquences économiques, sociales, démocratiques, éducatives et environnementales de l'économie de guerre.
2. Renforcer le contrôle du Parlement sur les engagements militaires de la France ainsi que sur les exportations d'armement.
3. Publier chaque année une évaluation de l'impact des dépenses militaires sur les budgets consacrés à la santé, à l'éducation, à la justice, à la recherche, au logement, aux collectivités territoriales et à la transition écologique.
4. Préserver l'École de la République de toute logique de militarisation et renforcer l'éducation à la paix, à la citoyenneté, au droit international et à l'esprit critique.
5. Renforcer les moyens humains, diplomatiques et financiers consacrés à la diplomatie, à la médiation internationale, à la prévention des conflits et à la coopération entre les peuples.
6. Garantir que la politique étrangère et les exportations d'armement de la France respectent pleinement la Constitution, la Charte des Nations unies, le droit international humanitaire et le Traité sur le commerce des armes.
La paix ne se résume pas à l'absence de guerre.
Elle se construit par l'éducation, la justice, la solidarité, la diplomatie, le respect du droit international et la coopération entre les peuples.
La véritable sécurité d'une Nation ne repose pas uniquement sur sa puissance militaire.
Elle dépend aussi de la qualité de son école, de son système de santé, de sa justice, de ses services publics, de sa recherche, de sa cohésion sociale et de sa capacité à prévenir les conflits avant qu'ils ne deviennent des guerres.
Les choix faits aujourd'hui détermineront durablement le modèle de société dans lequel vivront nos enfants et les générations futures.
Ils doivent donc être débattus en toute transparence et dans le respect des principes démocratiques.
Nous appelons l'Assemblée nationale à ouvrir un véritable débat sur les priorités de notre pays, afin que la paix, la diplomatie, le droit international et les services publics retrouvent toute leur place dans le projet républicain.
Nous voulons une France fidèle à sa devise :
Liberté. Égalité. Fraternité.
Et fidèle à sa vocation : être une puissance de paix.
Parce que la paix ne se prépare pas uniquement par les armes.
Elle se construit aussi par la diplomatie, le dialogue, le respect du droit international, l'éducation, la justice et des services publics forts.
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