Le climat brûle, les puissants prospèrent.
Initiative citoyenne
Le climat brûle, les puissants prospèrent.
Nous sommes : Dre Morgane LEBOSQ, agronome, écologue et agricultrice et Anthony DERET, co-président de l'association du LAB² & agriculteur. Et nous sommes en colère !!
🔥Le climat brûle, les puissants prospèrent
Le dérèglement climatique affecte déjà l’eau, les sols, la biodiversité, l’agriculture, la santé et les conditions de vie.
Partout, des personnes agissent. Seules, au sein d’associations, de collectifs, de syndicats, de fermes, d’entreprises ou de collectivités. Elles protègent des milieux naturels, restaurent des haies et des zones humides, alertent sur les pollutions, accompagnent des transitions agricoles, développent des alternatives locales et défendent l’intérêt général.
Ces combats sont indispensables. Ils demandent du temps, de l’énergie, des compétences et une persévérance considérable.
Ils deviennent pourtant épuisants lorsque les décisions publiques continuent d’aller dans le sens inverse. Lorsqu’un collectif protège un milieu pendant qu’un projet le dégrade. Lorsque des citoyen·ne·s réduisent leurs consommations pendant que les activités les plus émettrices restent insuffisamment encadrées. Lorsque des territoires tentent de s’adapter pendant que des choix économiques et politiques entretiennent les causes du dérèglement.
📢La sobriété ne peut pas devenir une injonction adressée uniquement à la population.
Elle ne peut pas peser principalement sur les ménages, les travailleur·se·s, les petites structures, les agriculteur·rice·s ou les associations, alors que les acteur·rice·s disposant des moyens financiers, du pouvoir économique et des impacts les plus élevés ne sont pas soumis·e·s à des exigences proportionnées.
L’argent public doit servir l’intérêt général. 💸
Les aides de l’État, y compris les crédits d’impôt comme le Crédit d’impôt recherche, doivent être attribuées selon l’objectif final qu’elles permettent d’atteindre. Financer de l’innovation, de la recherche ou de la technologie ne suffit pas. Les projets soutenus doivent démontrer leur utilité pour le climat, le vivant, l’eau, les sols, la santé, l’emploi durable ou l’adaptation des territoires.
L’argent collectif ne doit plus soutenir, sans conditions ni contrôle, des projets dont la finalité reste principalement commerciale, spéculative ou tournée vers l’enrichissement d’entreprises déjà capables de financer seules leurs investissements.
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement d’adopter une loi de conditionnalité écologique, sociale et démocratique des aides publiques aux entreprises.
🎯Cette loi doit prévoir :
🔹Que toute aide publique soit liée à des objectifs écologiques et sociaux précis, mesurables et vérifiables.
🔹Que les politiques climatiques françaises soient réellement alignées sur les connaissances scientifiques.
🔹Que les entreprises déjà très bénéficiaires, capables de financer leurs projets ou distribuant des dividendes importants, ne puissent plus recevoir d’aides publiques sans contreparties strictes.
🔹Que les montants accordés, les bénéficiaires, les projets financés et les résultats obtenus soient rendus publics.
🔹Que les aides soient suspendues ou remboursées lorsque les engagements ne sont pas tenus.
🔹Que les financements publics soient prioritairement dirigés vers la rénovation des logements, les transports collectifs, l’agriculture agroécologique, la protection de l’eau, la restauration des écosystèmes, la santé et l’adaptation climatique.
Le dérèglement climatique résulte de choix économiques et politiques. Les réponses doivent être politiques, structurelles et démocratiques.
🔥Le climat brûle, les puissants prospèrent. Il est temps que l’argent public serve enfin le vivant, la justice sociale et l’avenir collectif.
Partager: