Pour l'exemplarité et la prise de conscience de nos institutions face à la crise écologique
Initiative citoyenne
Pour l'exemplarité et la prise de conscience de nos institutions face à la crise écologique
Exposé des motifs
Depuis des années, les politiques écologiques françaises reposent sur un modèle d'effort imposé aux citoyens : restrictions, taxes, interdictions. Ce modèle est aujourd'hui perçu par une large partie de la population comme injuste, punitif, et surtout hypocrite, car ceux qui légifèrent ne s'appliquent pas à eux-mêmes les sacrifices qu'ils exigent des autres.
Mais au-delà de la question d'exemplarité, il y a une réalité plus grave que nous ne pouvons plus ignorer.
Pendant que nos représentants délibèrent dans des bâtiments climatisés en été et chauffés à 22°C en hiver, des milliers de Français vivent une toute autre réalité. Des personnes sans abri meurent de froid en hiver et de chaleur en été. Des familles mal logées subissent des températures insupportables dans des logements qui ne les protègent pas. Des agriculteurs voient leurs récoltes disparaître sous la sécheresse ou les inondations. Des enfants grandissent dans un monde qui se dégrade. Des personnes âgées, malades, fragiles, paient de leur vie le prix d'un dérèglement climatique que personne n'a voulu regarder en face.
Les rapports du GIEC sont sans appel : même si nous freinons dès aujourd'hui nos émissions, la crise écologique est déjà en marche. Des personnes mourront, de plus en plus nombreuses, de chaleurs extrêmes, d'inondations, de sécheresses, de famines. Ce n'est pas une projection lointaine. C'est notre avenir proche.
Comment nos représentants peuvent-ils voter sereinement des décisions qui aggravent cette situation, sans jamais en ressentir la moindre part dans leur propre quotidien ?
Ce que nous demandons
Nous, citoyens français, demandons l'adoption d'un décret imposant dans l'ensemble des lieux du pouvoir démocratique français (Assemblée nationale, Sénat, Élysée, ministères, mairies, conseils régionaux et départementaux, et tout bâtiment abritant une institution publique élue ou nommée) les mesures suivantes :
L'arrêt complet des systèmes de climatisation, quelle que soit la saison, et la limitation du chauffage à 17°C maximum dans l'ensemble de ces bâtiments.
Ces mesures s'appliquent à tous les occupants sans exception : élus, ministres, fonctionnaires, collaborateurs et personnels.
Pourquoi ces mesures ?
Parce qu'un élu qui vote contre des mesures climatiques depuis un bureau climatisé ne mesure pas ce qu'il inflige aux autres. Parce que la prise de conscience ne vient pas des chiffres et des rapports, elle vient du vécu. Parce que remettre cette question au centre du quotidien de nos institutions, c'est l'imposer au centre du débat politique.
Nous espérons que cette mesure motivera des lois ambitieuses : réduction de nos émissions, mais surtout protection concrète de tous nos citoyens face à ce qui vient. Les sans-abri, les mal-logés, les agriculteurs, les enfants, les personnes fragiles ne peuvent pas attendre que leurs représentants prennent enfin conscience de l'urgence.
Il est encore temps d'agir pour limiter les morts de demain. Mais ce temps se réduit chaque jour que nos représentants passent à regarder ailleurs.
Signez cette pétition pour que ceux qui décident ressentent enfin ce que des millions de Français vivent déjà.
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