Pour améliorer la sécurité des cyclistes et conducteurs de véhicules motorisés sur les routes secondaires
Initiative citoyenne
Pour améliorer la sécurité des cyclistes et conducteurs de véhicules motorisés sur les routes secondaires
* Introduction *
Le cyclisme sur route se développe fortement en France, notamment sur les routes de montagne et secondaires.
Si cette pratique est bénéfique pour la santé, le sport et le tourisme, elle pose des problèmes concrets de sécurité pour tous les usagers de la route.
Cette pétition propose des mesures simples (cf. fin de ce texte) pour réduire les risques et faciliter le partage de la route.
* Problème *
Le Code de la route impose 1,5 m de distance lors du dépassement des cyclistes, une règle essentielle pour la sécurité qui ne doit pas être remise en cause.
Sur de nombreuses routes secondaires, un dépassement sécurisé devient presque impossible lorsque les cyclistes roulent de front, ou lorsque des groupes importants circulent, même en file indienne.
Dans une situation typique :
. roues du vélo : ≈60 cm du bord (éviter débris et défauts accotement)
. largeur cycliste + guidon : ≈60 cm (épaules/guidon, ≈30 cm de chaque côté des roues)
. distance réglementaire : 1,5 m
. largeur totale avec distance de dépassement : ≈2,4 m + 1,8 m (voiture) ≈4,2 m
La plupart des routes secondaires font entre 4,5 et 5,5 m. Le dépassement d'un seul cycliste nécessite donc souvent d’empiéter sur la voie opposée, voire devient impossible sur certaines routes particulièrement étroites.
La situation devient particulièrement dangereuse sur des routes sinueuses avec visibilité limitée, comme les routes de montagnes particulièrement appréciées des cyclistes sportifs.
Enfin, les groupes de cyclistes peuvent s'étaler sur plusieurs dizaines de mètres et roulent le plus souvent en paquet sur les routes secondaires. Leur dépassement dans des conditions de sécurité acceptables est parfois impossible pendant de longues minutes. Les conducteurs de véhicules à moteur, parfois inconscients du danger, peuvent être tentés de doubler les cyclistes sans disposer de l'espace ou de la visibilité suffisants. Ces conditions amènent à un risque accru d'accident tant pour les cyclistes (percussion) que pour les conducteurs de véhicules motorisés (choc frontal).
* Arguments physiques *
Temps de dépassement : un automobiliste dépassant un groupe important de cyclistes reste plusieurs secondes sur la voie opposée. Sur route sinueuse, la visibilité suffit rarement
Visibilité dans les virages : sur certaines routes de montagne, elle varie entre 30 et 80 m seulement. Les espaces entre sous-groupes permettent un dépassement progressif sûr.
De plus, les cyclistes se mettent rarement en file indienne lorsqu'un véhicule est sur le point de les croiser ou les rattrape.
* Schéma illustratif *
Dépasser un cycliste en respectant la distance de sécurité nécessite plus de 4.2 m de largeur totale.
Sur de nombreuses routes secondaires, cela impose d’empiéter sur la voie opposée.
-- bord de route
│ 60 cm
│ 🚴 largeur cycliste ≈ 60 cm (30 cm de chaque côté de la roue)
│ 1,5 m distance réglementaire
-- 2.4m
│ 🚗 voiture (1.8m en moyenne en 2023), sur ou au delà de la ligne médiane
-- 4.2m
| reste 0.3m à 1.3m de route
-- bord de route
* Propositions pour améliorer la sécurité *
Généraliser la circulation en file indienne sur toutes les routes ouvertes à la circulation motorisée.
Limiter la taille des groupes et organiser des sous-groupes de 5 cyclistes maximum.
Maintenir des espaces de quelques dizaines de mètres entre sous-groupes, afin que les automobilistes puissent s’insérer et dépasser progressivement en toute sécurité.
Ces mesures ne restreignent pas la pratique du cyclisme, mais améliorent la sécurité et le partage de la route pour tous.
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