CONTRE LA FIN DES RADIOS FM (88 - 108 MHz) ENTRE 2028 et 2033
Initiative citoyenne
CONTRE LA FIN DES RADIOS FM (88 - 108 MHz) ENTRE 2028 et 2033
Dans moins de 7 ans, l’ARCOM a décidé que la bande FM 88-108 MHz, aura totalement disparu au profit de la radio numérique DAB+.
Il est clair que cela ne sera pas sans conséquence, car cette technologie numérique va occasionner beaucoup de nouvelles « zones blanches », là où la FM était captée, également par le fait de sa technologie plus coûteuse en comparaison de la FM. Dans ce cadre, nous allons voir la disparition de certaines radios associatives locales qui devront se regrouper pour ne pas mourir.
C’est tout le modèle de la radio locale (ex libre !) qui s'effrite, c'est la diversité, le pluralisme qui disparaîtront en entendant les mêmes pubs, les mêmes blagues, les mêmes informations…
Le passage au tout numérique reste une idéologie honteuse signée de l'ARCOM (autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), qui n’agit nullement pour le bien de la population faisant fi de toute logique, face aux besoins d’une majorité rurale et son désenclavement culturel et social. L’ARCOM, les mêmes qui ont supprimé la chaîne la plus regardée de la TNT : C8.
Il est en effet incompréhensible de ne pas laisser sur la bande FM les radios qui ne peuvent pas financièrement passer en DAB+, comme il est incompréhensible de vouloir supprimer les fréquences de 88 à 108 MHz alors qu'il n'est pas prévu d'attribuer ces 20 MHz de bande de fréquence pour d'autres utilisations, d’autres services en France.
Cette bande de fréquence existe depuis 1933, est rentabilisée, ne demande aucun investissement public ; pourquoi ne pas la laisser continuer à servir la France et la ruralité qui souffre des zones blanches et du passage au tout numérique, pourquoi ne pas la laisser aux radios associatives locales ?
Le DAB+ ne permet pas de couvrir l’ensemble du territoire national sans "zone blanche", car il faudrait mettre des pylônes tous les 10 kms et dégrader notre paysage, augmenter les rayonnements électromagnétiques (santé).
En effet, la bande de fréquence 174-240 MHz (DAB+) ne permet pas la même zone de propagation du signal, que la FM à puissance identique et très haute fréquence (VHF).
Là où le signal FM diminue progressivement en fin de zone de propagation, le digital est un signal binaire qui se coupe immédiatement, franchement, lors du passage dans un tunnel, entre des bâtiments, en passage de zone montagneuse…
La bande FM est la seule à permettre à toutes les populations de recevoir un message en cas de catastrophe naturelle, d'alerte dans des zones enclavées...
Le signal d’émission FM pouvant passer là où le digital DAB+ ne le peut pas. Elle est là, entre autres, la réelle nécessité de garder la FM et les radios associatives dîtes '‘locales'’ proches de la ruralité.
Ce monde associatif qui se fait l’écho des activités quotidiennes en région, des informations de votre ville, village, qui fait travailler le tissu local… C’est tout cela que désire exterminer l’ARCOM avec un tel projet. Or, sur nos territoires, nous avons le droit de vouloir garder et de continuer à pérenniser nos radios FM associatives, véritable lien existentiel, presque familial avec cette population.
Le plan de l’Arcom est clair : après une phase de préparation jusqu’en 2027 pour généraliser le DAB+ dans nos régions, la prochaine période 2028-2033 marquera la migration.
En effet, à partir de 2028 il n'y aura plus d'appel à candidature sur la bande FM, ainsi les fréquences libérées en FM ne seront plus réattribuées à des radios.
Par cette politique dite de « la terre brûlée », la FM sera définitivement éteinte en 2033.
C'est la fin pour les collectionneurs des beaux « tuners », postes de radios illuminés, dont nos yeux fixaient l'aiguille jusqu'au réglage ultime !
En 2033, partout sur le territoire national, vous aurez les mêmes sons, les mêmes musiques, les mêmes animateurs, les mêmes radios nationales affiliées à de grands groupes... Les seuls à pouvoir se payer le passage au tout numérique.
Le coût prohibitif du matériel d’émission DAB+, des coûts d’exploitation ou de maintenance sur des appareils numériques, le fait que la radio doit s’adresser obligatoirement à un prestataire de services désigné, imposé par l’ARCOM pour « multiplexer » le signal... Tout cela rejette indéniablement devant la facture à payer : les radios associatives, le monde rural, les territoires.
En effet, là où la radio FM pouvait émettre de son site avec son propre matériel d’émission, le DAB+ exige aux radios de donner son signal audio à transmettre à une société qui doit le 'multiplexer' pour que dans un canal digital, il soit rassemblé plusieurs radios.
Chaque canal utilise une ressource spectrale de 1,536 MHz et peut recevoir jusqu'à 10 radios dans un même ‘bloc’.
Cette société de ‘multiplexage’ choisie, imposée par l’ARCOM en profite pour émettre votre émission sur son site avec son propre émetteur.
Tout est sous contrôle comme au temps de l’ORTF et ce « péage » radiophonique a un coût d’exploitation prohibitif, impossible à engager pour les petites radios associatives qui n’auront jamais autant de publicités, autant de grands annonceurs nationaux (Renault, Total énergies, Mac Donalds, …) que les holdings de la communication (Bfm, Nrj, Fun,…).
En effet, pour rassembler sur un même canal plusieurs radios, il faut « multiplexer » le signal, ce qui se fait chez des prestataires de services (TDF, Towercast...) au coût élevé et qui diffusent sur des sites et avec des émetteurs qui leur appartiennent.
Ce lobbying imposé et ouvertement préféré par l’ARCOM, préférant les grands groupes média, les holdings de la communication qui par leur maillage au niveau national peuvent subvenir à ces nouvelles dépenses de fonctionnement, peuvent s’entraider financièrement si un territoire est déficitaire, mais qui nous ‘gavent’ de plus en plus de publicités nationales pour payer leur structure, le service DAB+.
En 2033, les radios seront toutes linéaires dans leur contenu, « streamées », formatées dans leur programme, car le coût du passage au digital DAB+, va laisser sur la route la plupart des « petites » radios locales et cette nécessaire diversité territoriale.
Il est, en effet, insupportable de constater que plus de 80% des radios présentes sur le DAB+ ont leurs studios à Paris, Lille, Lyon… Quotidiennement, les animateurs nous relatent des faits dans ces villes, or un habitant de Guéret se moque des nouvelles trop largement diffusées de Paris, n’a pas la même conception de la vie qu’un Parisien, n’apprécie pas cet univers « lobotomisé », ces animateurs qui baignent à longueur d’année dans ce milieu « show-biz ». Nos territoires ont le droit de vivre et de faire travailler le tissu local est une priorité… Même en radio.
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