Obligation de présentation semestrielle du bulletin n°3 du casier judiciaire pour les professionnels et bénévoles au contact de mineurs
Initiative citoyenne
Obligation de présentation semestrielle du bulletin n°3 du casier judiciaire pour les professionnels et bénévoles au contact de mineurs
Cette pétition demande l'évolution du cadre législatif afin d'imposer à tout employeur (public ou privé) et à toute structure associative de vérifier deux fois par an l'absence de condamnations incompatibles avec l'exercice d'une activité auprès de mineurs, via la fourniture obligatoire d'un extrait de casier judiciaire (bulletin n°3).
Si le contrôle du casier judiciaire est souvent effectué lors de l'embauche ou de l'agrément, il n'existe pas d'obligation légale de suivi régulier et systématique tout au long du contrat ou de l'engagement bénévole. Une condamnation intervenant pendant l'exercice de la fonction peut ainsi passer inaperçu pendant plusieurs années.
1. Combler un vide sécuritaire
Actuellement, la vérification est ponctuelle. L'instauration d'un contrôle semestriel permet de réduire drastiquement le "temps de latence" entre une éventuelle condamnation et l'éviction de la personne de son poste auprès d'enfants.
2. Une responsabilité collective
Le secteur de la petite enfance, de l'éducation et de l'animation doit garantir une sécurité maximal. Ce dispositif créerait un standard de vigilance national, protégeant à la fois les enfants, mais aussi les structures employeuses en cas de défaillance individuelle.
3. Simplification et faisabilité
Avec la dématérialisation totale des demandes de bulletin n°3 (gratuites et immédiates), cette mesure ne représente :
- Aucun coût financier pour l'Etat ou les citoyens
- Une charge administrative mineure pour les structures (simple vérification visuelle ou numérique )
Nous demandons à l'Assemblée nationale :
1. De modifier le Code de l'action sociale et des familles ainsi que le Code du travail pour rendre obligatoire la présentation d'un extrait de casier judiciaire vierge tous les 6 mois pour tout personnel en contact direct avec des mineurs
2. D'élargir cette obligation aux intervenants extérieurs et bénévoles réguliers
3 . D'étudier l'automatisation de ce contrôle via une interconnexion sécurisée entre le Casier Judiciaire National et les registres professionnels (type SIAS ou FIJAIS), afin d'alerter les employeurs en temps réel en cas d'inscription d'une condamnation.
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