Stop à la prostitution numérique
Initiative citoyenne
Stop à la prostitution numérique
En 1999, la Suède a adopté une loi historique contre la prostitution avec la Lag om förbud mot köp av sexuella tjänster (« loi interdisant l’achat de services sexuels »). Cette réforme reposait sur un principe simple : dans une société digne et civilisée, le corps humain ne doit pas devenir un produit commercial. La Suède a donc choisi de pénaliser les clients et de renforcer les sanctions contre le proxénétisme et les réseaux d’exploitation sexuelle.
Avec le temps, les autorités suédoises ont constaté que la prostitution ne disparaissait pas : elle se déplaçait simplement vers Internet. Des plateformes comme OnlyFans, MYM ou d’autres services similaires ont permis la création d’un véritable marché numérique du sexe, où des contenus sexuels sont vendus comme des abonnements ou des produits de consommation. Face à cette évolution, la Suède a décidé de renforcer sa législation en 2025 afin d’étendre son modèle abolitionniste au numérique. Désormais, l’achat de prestations sexuelles interactives en ligne — vidéos en direct, échanges sexuels rémunérés, contenus personnalisés — est explicitement interdit. Les plateformes qui facilitent ces pratiques peuvent également être poursuivies.
Cette réforme a été soutenue par une grande partie de la classe politique suédoise, notamment au nom de la protection des femmes, de la lutte contre l’exploitation et de la protection des mineurs face à l’hypersexualisation massive présente sur les réseaux sociaux.
Cependant, malgré cette avancée, la Suède n’interdit pas totalement la vente de contenus sexuels numériques. Certains contenus préenregistrés restent encore tolérés dans un flou juridique.
C’est précisément là que notre proposition va plus loin.
Nous demandons que la France adopte une position claire et ferme : l’interdiction totale de la vente de contenus sexuels sur Internet, quelle qu’en soit la forme. Photos, vidéos, lives, messages privés, abonnements sexuels ou contenus pornographiques monétisés ne doivent plus pouvoir être vendus légalement via des plateformes comme OnlyFans, MYM, Fansly ou autres.
Nous demandons également l’interdiction des activités professionnelles fondées sur la vente de sexualité, y compris sous statut d’auto-entrepreneur ou d’influenceur numérique. Une société saine ne devrait pas encourager économiquement ses jeunes à monétiser leur intimité ou leur corps pour réussir financièrement.
Aujourd’hui, des milliers de mineurs sont exposés dès l’âge de 13 ans à des publicités déguisées pour ces contenus sexuels via TikTok, Instagram, X ou Snapchat. Des influenceuses y normalisent la prostitution numérique en présentant cette activité comme un symbole de réussite, d’indépendance ou d’émancipation. Cette banalisation du commerce sexuel détruit progressivement les repères moraux, affectifs et sociaux de toute une génération.
Le corps humain n’est pas une marchandise. Une société digne ne peut accepter que la sexualité devienne un simple produit numérique vendu à l’abonnement comme n’importe quel service commercial. Notre pétition demande donc une interdiction claire, totale et sans ambiguïté de toute forme de commerce sexuel en ligne en France.
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