Pour le droit de disposer librement d’un territoire pour les collecteurs (Chasseurs, pêcheurs, cueilleurs, trappeurs, collecteurs de bois).
Initiative citoyenne
Pour le droit de disposer librement d’un territoire pour les collecteurs (Chasseurs, pêcheurs, cueilleurs, trappeurs, collecteurs de bois).
Parce que les agriculteurs ont l’exclusivité en ce qui concerne le droit à la terre, nous collecteurs sans terre et sans place réclamons un territoire qui nous est propre.
En effet, 75% du territoire est privée depuis la révolution française.
On compte 3,3 millions de propriétaires.
25% des terres est détenue par des personnes morales et 75% par des particuliers.
50 000 propriétaires ont plus de 25ha dont 9000 propriétaires possédant plus de 100ha.
11% d’entre eux environ possèdent 75% de la surface naturelle privée selon les chiffres du CNPF de 2021.
La nature appartient donc à une minorité.
De plus, la nature est ressourçante et nous a nourri, logé, habillé, diverti, soigné et réchauffé gratuitement durant près de 200 000 ans avant la lente adoption du mode de vie agricole. Nous collecteur, aimerions pouvoir de nouveau jouir de ce mode de vie premier et ancestrale qu’est la collecte.
Parce que certains d’entre nous sommes dans une situation de survie psychologique, nous demandons le droit à un territoire pour s’y déplacer librement, y faire des haltes saisonnière et accomplir notre travail de collecte alimentaire et artisanale.
Ainsi, nous demandons aux parlementaires de faire voter une loi en faveur de la reconnaissance de droits aux collecteurs alimentaires et artisanaux que nous sommes et de trouver des accords à l’adoption d’un régime de libre disposition d’un territoire ou à l’adoption d’un code nouveau nous concernant.
Nous terminerons par une brève citation du fameux discours du Chef indien Seattle adressé au gouvernement américain en 1854 : « La terre n’appartient pas à l’homme : c’est l’homme qui appartient à la terre, la terre ne s’achète pas ! »
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