Pour une refondation structurelle de la santé publique : nationalisation, fonctionnarisation et fin de la médecine marchande
Initiative citoyenne
Pour une refondation structurelle de la santé publique : nationalisation, fonctionnarisation et fin de la médecine marchande
Sortir la santé de la logique de marché : un impératif vital
Le système de santé français traverse une crise historique que les réformes cosmétiques successives ne parviennent plus à endiguer. La racine de ce mal est idéologique : l'introduction des logiques de rentabilité, de concurrence et de profit dans un secteur qui devrait être guidé exclusivement par l'intérêt général. Pour garantir l'égalité réelle des citoyens face à la maladie et la mort, nous demandons l'abolition totale de la santé privée et la reconstruction d'un grand service public unifié, libéré des intérêts financiers.
La fonctionnarisation du corps médical et la fin du secteur privé
L'existence d'une médecine libérale et de cliniques privées à but lucratif crée une médecine à deux vitesses, alimentée par les dépassements d'honoraires et la concentration des praticiens dans les zones les plus riches.
Nous demandons :
La fin du statut libéral pour les professions de santé :
L'ensemble des médecins, infirmiers et personnels soignants doit intégrer la fonction publique hospitalière ou territoriale, garantissant un salaire juste, déconnecté de l'acte médical.
L'abolition de la santé privée :
L'expropriation et la nationalisation de l'ensemble des cliniques et structures de soin privées pour les intégrer au réseau public hospitalier. Le soin ne doit plus jamais être une source de dividendes.
"Le soin est un droit inaliénable. Aucun acteur économique ne devrait pouvoir générer de profit sur la maladie ou la détresse humaine."
Des pharmacies transformées en véritables services publics de proximité
Aujourd'hui, l'officine de quartier est contrainte de fonctionner comme un commerce de détail, où la vente de produits de parapharmacie, de cosmétiques ou de compléments alimentaires non éprouvés scientifiquement sert à maintenir la viabilité économique de l'entreprise. Nous demandons la nationalisation du réseau des pharmacies. Libérés de l'impératif de chiffre d'affaires, les pharmaciens d'officine doivent devenir des fonctionnaires de santé dont la seule mission est la délivrance des traitements, le conseil thérapeutique, la prévention et le suivi des patients, au cœur d'un service public de proximité.
Nationalisation de l'industrie pharmaceutique et de la recherche
La crise sanitaire et les pénuries chroniques de médicaments essentiels (antibiotiques, paracétamol pédiatrique, anticancéreux) démontrent l'échec des laboratoires privés, dont la recherche et la production sont dictées par la seule rentabilité financière au détriment des besoins épidémiologiques. Nous demandons la création d'un pôle public du médicament par la nationalisation des laboratoires et des centres de recherche. La recherche scientifique doit être financée par l'État et orientée exclusivement vers les pathologies majeures et les maladies orphelines, et les brevets doivent tomber dans le domaine public pour garantir l'accès universel aux traitements.
Le déploiement de grandes maisons de santé pluridisciplinaires
Pour éradiquer définitivement les déserts médicaux et surcharger les urgences hospitalières, l'État doit réorganiser la médecine de premier recours. Nous demandons la création de grandes Maisons de Santé Publiques (MSP) sur l'ensemble du territoire, financées par l'État. Ces structures regrouperont de manière obligatoire plusieurs médecins généralistes, spécialistes, paramédicaux et psychologues. Travaillant collectivement et de manière salariée, ces professionnels assureront une prise en charge globale, coordonnée et continue de la population, garantissant un accès aux soins de qualité à moins de vingt minutes de chaque citoyen.
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