Pour un encadrement des lunettes connectées et de la reconnaissance faciale
Initiative citoyenne
Pour un encadrement des lunettes connectées et de la reconnaissance faciale
Nous demandons à l’Assemblée nationale de mettre en place un cadre juridique strict concernant les lunettes connectées (ou dispositifs semblables) équipées de caméras, microphones, intelligence artificielle et fonctions de reconnaissance faciale.
Ces dispositifs permettent désormais de filmer, enregistrer et analyser des personnes dans l’espace public de manière discrète, souvent à leur insu.
Le droit actuel protège déjà partiellement la vie privée et les données personnelles à travers le RGPD et les règles relatives aux données biométriques. Cependant, ces textes présentent aujourd’hui des lacunes face à l’apparition d’objets connectés capables de capter en permanence des images, des voix et des informations personnelles.
Dans la pratique, les citoyens ne savent pas :
s’ils sont enregistrés ;
- quelles données sont collectées ;
- combien de temps elles sont conservées ;
- si elles sont utilisées pour entraîner des intelligences artificielles ;
- ou si elles sont transférées vers des serveurs privés hors de l’Union européenne.
Le consentement prévu par le RGPD devient alors difficile, voire impossible, à exercer dans l’espace public.
Ces technologies font également peser de nouveaux risques :
- identification de personnes via la reconnaissance faciale ;
- collecte de données biométriques ;
- harcèlement ciblé ;
- stalking ;
- usurpation d’identité ;
- et diffusion non autorisée d’images sur internet et les réseaux sociaux.
Nous refusons qu’une personne puisse être identifiée ou analysée dans la rue par des inconnus utilisant des dispositifs connectés capables d’accéder instantanément à des informations personnelles.
Nous demandons :
- L’interdiction de la reconnaissance faciale en temps réel sur les dispositifs connectés destinés au grand public.
- L’interdiction du stockage et de l’exploitation des données biométriques sans consentement explicite.
- L’obligation d’un signal visuel clair lors de toute captation audio ou vidéo.
- L’interdiction de l’utilisation des données collectées pour entraîner des systèmes d’intelligence artificielle sans accord explicite des personnes concernées.
- La création d’un cadre légal spécifique aux objets connectés intégrant intelligence artificielle et analyse biométrique.
- Un contrôle renforcé par la CNIL et des sanctions aggravées en cas d’usage abusif, de harcèlement, de collecte illégale de données ou de diffusion d’images sans consentement.
Le progrès technologique ne doit pas se faire au détriment des libertés fondamentales, du droit à la vie privée et du contrôle des citoyens sur leurs données personnelles.
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