Pour la reconnaissance et la dignité des professionnels du domicile (AVS et ADVF )
Initiative citoyenne
Pour la reconnaissance et la dignité des professionnels du domicile (AVS et ADVF )
Pour la reconnaissance et la dignité des professionnels du domicile
Nous, auxiliaires de vie sociale (AVS), assistants de vie aux familles (ADVF), bénéficiaires et citoyens solidaires, nous lançons ce cri d'alarme pour dénoncer l'épuisement d'une profession au bord de la rupture. Notre secteur n'est plus seulement en crise, il est en train de s'effondrer sous le poids de l'indifférence institutionnelle. Chaque jour, nous accompagnons nos aînés, les personnes en situation de handicap et les familles fragiles.
Profession indispensable au maintien à domicile, nous sommes les oubliés du système de santé. Malgré l'importance cruciale de notre mission, nous faisons face à une réalité quotidienne marquée par une dévalorisation profonde de notre métier.
UN CONSTAT ALARMANT EN CHIFFRES:
1. Une population fragile en forte hausse: Aujourd'hui en France, plus de 2 millions de personnes âgées vivent en perte d'autonomie. A leurs côtés des millions de personnes en situation de handicap, qu'ils soient lourds ou légers visibles ou invisibles ( troubles psychiques, maladies chroniques, handicaps sensoriels etc...) dépendent de nous pour vivre dignement chez elle. Ce chiffre devrait atteindre près de 3 millions d'ici quelques années.
2. Une pénurie de personnel critique : Le secteur des services à la personne représente environ 1,3 millions de salariés, mais les besoins explosent. Pour la seule année 2025/2026 plus de 60 000 projets de recrutement ont été identifiés, avec un taux de difficulté à recruter dépassants les 80%.
3. Le danger de la maltraitance institutionnelle : Nous tenons à dénoncer à l'opinion, et aux les pouvoirs publics, une dérive grave. Le manque de personnel et de formation, combinés à des plannings chronométrés à la minute près, nous obligent à une maltraitance involontaire. Comment respecter la dignité d'une personne quand on ne vous accorde que 60 min. ( toilette au lit complète, change de protection, habillage, transfert, petit déjeuner, vaisselle et entretien du domicile ) pour une aide humaine complexe ? Nous sommes contraints de travailler dans l'urgence.
Cette course contre la montre empêche le respect du rythme de la personne aidée, sacrifie le lien et augmente le risque d'erreur. Nous refusons que la logique de rentabilité nous oblige à effectuer des gestes mécaniques dépourvu de dignité. Ce n'est pas le manque d'humanité des auxiliaires qui est en cause mais la violence d'un système qui privilégie la rentabilité, aux détriment de l'humain.
NOS REVENDICATIONS :
1. La reconnaissance de la pénibilité :Le métier d'auxiliaire de vie est l'un des plus accidentogène de France, taux de sinistres supérieur au secteur du BTP. Notre travail comporte des contraintes physiques intenses ( port de charge, posture, ergonomie limitée selon le domicile, horaires décalés ) et une charge mentale permanente liée à la responsabilité vis à vis de personnes vulnérables. Nous exigeons une reconnaissance officielle de la pénibilité de nos missions pour le calcul de la retraite, l'aménagement de fin de carrière, l'accès à une médecine du travail renforcé, et une protection accrue de notre santé physique et psychique.
2. Une revalorisation salariale urgente : Le secteur de l'aide à domicile souffre d'un manque criant d'attractivité dû à des salaires souvent proches du SMIC. Notre expertise technique, notre sens des responsabilités et notre engagement humain méritent une rémunération à la hauteur de la technicité de notre métier. Nous demandons une revalorisation significative des grilles salariales au niveau nationale, afin de reconnaître la valeur réelle de notre travail et nous garantir un niveau de vie décent.
3. La prise en charge intégrale du temps de trajet : Il est inadmissible qu'une partie de notre salaire serve à financer notre outil de travail. En effet il n'est pas acceptable que le temps passé sur la route entre 2 bénéficiaires ne soit pas systématiquement compté comme du temps de travail effectif. Les déplacements sont une composante indissociable de notre mission.
Nous refusons des trous dans nos plannings. Nous réclamons que chaque minute passée en trajet soit rémunérée, sans exception.
4. Remboursement réel des frais kilométriques : Les indemnités kilométriques actuelles sont très insuffisantes face à la hausse des coûts du carburant, de l'entretien, et de l'usure de nos véhicules personnels utilisés pour les besoins du service. Nous exigeons une révision à la hausse des indemnités kilométriques basées sur les coûts réels engagés, pour éviter que notre travail ne devienne une charge financière pour nous.
Pourquoi signer cette pétition ?
Parce que le handicap et la vieillesse nous concernent tous. Défendre et garantir les droits des auxiliaires de vie, assurer que demain, chaque citoyen pourra rester chez lui en toute sécurité et avec dignité, avec un
accompagnement de qualité, quel que soit son handicap ou son âge.
Soutenez nous avant qu'il ne soit trop tard.
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