OUI à une meilleure reconnaissance des langues régionales !
Initiative citoyenne
OUI à une meilleure reconnaissance des langues régionales !
Si rien ne change, de nombreuses langues pourraient disparaître à moyen terme. La France est l’un des rares États en Europe à ne pas avoir ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, et comme le soulignent de multiples rapports, le nombre de locuteurs continue de chuter.
Tout d’abord, il s’agit de langues territoriales à part entière, qui ne dépendent pas linguistiquement du français. Il est donc incorrect de les qualifier de simples dialectes ou patois.
Si le pays veut être cohérent avec l’article 75-1 de la Constitution, selon lequel « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », il est de son devoir historique et moral de les protéger. La France ne peut pas à la fois se dire fière de sa diversité culturelle et nier l’identité de ses régions.
Projet :
Il est encore possible d’enrayer ce déclin en mettant en œuvre les mesures suivantes :
👉 Reconnaître la co-officialité des langues régionales dans leurs territoires associés :
• L’alsacien (Elsassisch) dans la Collectivité européenne d’Alsace
• Le basque (euskara) dans Communauté d’Agglomération du Pays basque
• Le breton (brezhoneg) dans la région Bretagne (Et éventuellement en Loire-Atlantique)
• Le catalan (català) dans le département des Pyrénées-Orientales (Roussillon)
• Le corse (corsu) dans la Collectivité de Corse
• L’occitan (lenga d'òc) dans les régions culturellement occitane
👉 Renommer les toponymes et odonymes dans la langue régionale.
Exemple : La ville de Saint-Jean-Pied-de-Port est renommée en Donibane Garazi ou bien Mulhouse en Mìlhüsa
👉 Autoriser les signes diacritiques régionaux dans les prénoms et noms de famille.
Exemple : Le tilde qui n’aurait pas provoqué l’affaire du prénom Fañch
👉 Développer l’enseignement immersif en langue régionale.
Exemple : Mieux financer les écoles Diwan en Bretagne, ikastolas au Pays-Basque, ou les établissement Calandreta en Occitanie)
👉 Faciliter l’organisation de référendums locaux pour renforcer l’autonomie régionale.
Exemple : Permettre la création d’une Collectivité du Pays-Basque qui bénéficierait d’un transfert des compétences départementales et régionales)
👉 Rendre obligatoire la présence des drapeaux régionaux sur les hôtels de ville, aux côtés de ceux de la France et de l’Union européenne.
👉 Instituer une fête régionale dans les régions associées. (qui ne soit pas nécessairement fériée)
Exemple : Commémorer officiellement le 18 novembre 1755 en Corse, date à laquelle la première Constitution moderne est rédigée par Pasquale Paoli.
Explication :
Aujourd’hui, l’État met en place des mesures limitées pour préserver les langues régionales. Celles-ci restent insuffisantes pour inverser durablement la tendance.
La disparition de ces langues n’est pas un phénomène naturel, mais le résultat de politiques historiques assimilationniste visant à renforcer l’unité nationale autour d’une langue unique. L’école (où des enfants ont connu le sentiment de vergonha en parlant leur langue maternelle), la mobilité et la domination du français dans la vie publique ont contribué à cette évolution.
Pourtant, la reconnaissance de plusieurs langues au sein d’un même État ne menace pas son unité nationale. Des pays comme la Suisse en sont un exemple. En outre, n’est-ce pas paradoxal que la Catalogne en Espagne reconnaisse la langue occitane, mais non pas l’Occitanie en France ?
D’ailleurs, l’article 2 de la Constitution (« La langue de la République est le français ») n’interdit pas explicitement la reconnaissance d’autres langues dans des contextes politiques, éducatifs ou culturels.
Préserver ces langues, ne veut pas dire exclure. C’est être fier de préserver une richesse culturelle et linguistique unique, transmise de génération en génération.
Signez, partagez et faites entendre la voix de ces langues menacées !
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