Renforcer les sanctions anticorruption : perpétuité et remboursement intégral pour les élus
Initiative citoyenne
Renforcer les sanctions anticorruption : perpétuité et remboursement intégral pour les élus
Article 1
Les personnes exerçant un mandat électif ou une fonction publique condamnées pour corruption, favoritisme, détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts ou toute autre atteinte à la probité sont punies de :
dix ans d’emprisonnement ferme ;
une amende égale au double du préjudice causé ou au montant détourné ;
le remboursement intégral des sommes détournées ou du profit tiré (avec confiscation totale des biens si nécessaire) ;
l’inéligibilité à vie ;
l’interdiction définitive d’exercer toute fonction de direction ou de responsabilité dans le secteur privé impliquant un accès aux comptes publics ou un pouvoir de décision sur des marchés publics ;
en cas d’emprisonnement, interdiction d’obtenir tout avantage ou confort supplémentaire payant au-delà des conditions accordées au condamné moyen de l’année précédente (selon les statistiques pénitentiaires officielles publiées par l’administration pénitentiaire).
Article 2
Lorsque l’infraction porte sur un détournement supérieur à un million d’euros, est commise en bande organisée ou est aggravée par une atteinte à la dignité humaine (traite des êtres humains, organes, etc.), la peine est la réclusion criminelle à perpétuité, sans sursis, sans remise de peine ni libération conditionnelle, sauf en cas de remboursement intégral des sommes et de coopération totale avec la justice. Les dispositions de l’Article 1 relatives aux conditions de détention s’appliquent également.
Article 3
Les dispositions de la présente loi sont applicables aux procédures en cours. L’inéligibilité, l’interdiction d’exercer dans le privé et les règles de détention sont rétroactives pour les condamnations définitives prononcées depuis le 1er janvier 2016.
Article 4
La présente loi entre en vigueur le lendemain de sa publication au Journal officiel.
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