Pour une nouvelle peine alternative à la prison et favorisant la réinsertion
Initiative citoyenne
Pour une nouvelle peine alternative à la prison et favorisant la réinsertion
Afin de lutter contre la surpopulation carcérale, je propose d’instaurer une peine de stage obligatoire rémunéré dans un métier en tension (de 2 mois à 1 an), sous surveillance par bracelet électronique, à effectuer en province. Ce stage obligatoire s’adressera à des délinquants récidivistes (entre autres) et remplacera certaines peines de prison courtes, comme peine principale. L’entreprise versera un revenu mensuel à l’État, qui prélèvera une part pour financer le logement (hors centre pénitentiaire ou maison d’arrêt) et versera le reste au condamné pour rémunérer son travail. Cette répartition pourra dépendre du lieu de travail, de l’activité (restaurant, secteur agricole). Le condamné ne pourra choisir que le secteur d’activité dans lequel il devra travailler mais le lieu sera décidé par le juge en fonction du délit commis et des places disponibles (un trafiquant de drogue doit être séparé de son environnement, pour avoir plus de chances de revenir dans le droit chemin). La durée de travail sera comprise entre 35h et 40h par semaine. L’instauration de cette peine se ferait sur la base du volontariat des professionnels concernés. Les provinces sont moins sujettes à la délinquance que les grandes villes et le prix des logements y est moins élevé. De plus, la surveillance par bracelet électronique permettra de vérifier les déplacements des condamnés et d’éviter qu’ils perturbent les villes dans lesquelles ils sont envoyés.
Cette réforme à pour objectifs de :
→ Éloigner des délinquants légers (dealers, récidivistes...) de leur environnement (possiblement néfaste),
→ Donner du travail et un cadre sain aux condamnés,
→ Donner des opportunités à des jeunes qui en manquent, voire créer des vocations,
→ Créer une alternative moins coûteuse à la prison (entre 105 et 130 € par jour et par prisonnier), sinon bénéfique pour la société,
→ Lutter contre la surpopulation carcérale (densité carcérale de 136% en France),
→ Donner de la main d’œuvre à des professions en manque (hôtellerie, restauration, BTP, secteur agricole, aide à la personne, métiers parfois peu valorisés mais nécessaires),
→ Réinsérer et remettre sur la bonne voie des personnes condamnées.
Si les personnes condamnées ne travaillent pas correctement ou provoquent le mécontentement de leur employeur, elles seront (après passage devant le juge) envoyées en prison pour une durée égale à 2 fois la durée totale du stage (et non la durée restante, pour avoir un effet dissuasif).
Les travaux d’intérêt général dont s’inspire cette réforme ne sont en général qu’une peine complémentaire et sont réalisés le week-end. Ils permettent une démarche de réparation, mais n’évitent pas la récidive et ne provoquent pas de rupture avec l’environnement de la personne condamnée.
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