Les catégories actives infirmière et infirmières spécialisées de la fonction publique hospitalière
Initiative citoyenne
Les catégories actives infirmière et infirmières spécialisées de la fonction publique hospitalière
Objet : Injustice majeure envers les infirmières de catégorie active – demande d’intervention urgente
Madame, Monsieur,
Je me permets de vous écrire pour attirer votre attention sur une situation d’injustice profonde qui touche les infirmières diplômées d’État (IDE) de la Fonction Publique Hospitalière classées en catégorie active, et plus particulièrement celles nées en 1966 et 1967, aujourd’hui les plus lourdement pénalisées par la réforme des retraites.
1. Une carrière marquée par la pénibilité, mais des grilles indiciaires historiquement faibles
Les IDE en catégorie active exercent des métiers reconnus comme pénibles, physiquement et psychologiquement éprouvants, avec des horaires décalés, des nuits, des week‑ends, des jours fériés, et une exposition permanente aux risques professionnels.
Pourtant, leurs grilles indiciaires sont nettement inférieures à celles des catégories A et B sédentaires.
Cette faiblesse salariale n’a jamais été compensée, malgré les engagements pris lors du droit d’option de 2010.
2. Le droit d’option de 2010 : une promesse non tenue
En 2010, les infirmières ont dû choisir entre :
rester en catégorie active, avec un départ anticipé mais une grille indiciaire faible,
ou passer en catégorie A, pour celles qui n étaient pas spécialisées avec une grille légèrement revalorisée mais la perte de la catégorie active.
L’État avait alors garanti que personne ne serait lésé.
Aujourd’hui, force est de constater que cette promesse n’a pas été respectée.
3. La réforme de 2023 a aggravé les inégalités
La réforme a :
augmenté la durée d’assurance,
reculé l’âge du taux plein,
aggravé la décote,
sans aucune compensation pour les catégories actives.
Les IDE nées en 1966–1967 sont les plus touchées :
elles subissent l’intégralité de la réforme, sans bénéficier :
ni de la suspension accordée aux générations 1964–65,
ni du trimestre compensatoire,
ni des paliers plus favorables accordés aux générations 1968–69.
Elles constituent aujourd’hui la génération sacrifiée.
4. Une double peine inacceptable
Les IDE de catégorie active cumulent :
faibles salaires,
pénibilité élevée,
carrière allongée,
décote aggravée,
absence totale de compensation.
Cette situation est injuste, contraire à l’équité intergénérationnelle et en contradiction avec les engagements pris par l’État.
5. Nos demandes
Nous sollicitons votre intervention pour :
Étendre le trimestre compensatoire aux générations 1966–1967.
Réexaminer l’impact de la réforme sur les catégories actives, dont la pénibilité est incontestable.
Ouvrir une négociation sur une revalorisation indiciaire réelle pour les IDE en catégorie active.
Garantir l’équité entre les différentes générations d’agents hospitaliers.
Les infirmières de catégorie active ont porté l’hôpital public pendant des décennies.
Elles méritent justice, reconnaissance et équité.
Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette demande et reste à votre disposition pour tout échange.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Infirmière puericultrice fph diplômée d’État – Catégorie active
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