Pour le droit des bébés à rester plus de 10 semaines auprès de leur mère
Initiative citoyenne
Pour le droit des bébés à rester plus de 10 semaines auprès de leur mère
En France, une mère est légalement contrainte de se séparer de son bébé dès 10 semaines après la naissance, si elle souhaite reprendre une activité professionnelle.
À 10 semaines, un bébé est encore entièrement dépendant de sa mère :
il n’a pas acquis de sécurité affective stable, son développement neurologique est en pleine construction, et la séparation prolongée avec sa figure d’attachement principale peut avoir des conséquences durables sur son bien-être émotionnel.
Ce cadre légal, pensé avant tout pour l’organisation du travail, ne tient pas compte des besoins fondamentaux du nourrisson, ni de l'état émotionnel et physique des jeunes mamans en post-partum qui doivent obligatoirement laisser leur bébé à une tierce personne ,après seulement deux mois et demi. Beaucoup de mères en témoignent et en souffrent.
La Convention internationale des droits de l’enfant, ratifiée par la France, impose de protéger le développement du bébé dès la naissance; un principe incompatible avec une séparation précoce imposée. Et alors que les crèches manquent de personnel, l’État appelle à relancer la natalité tout en imposant une séparation mère-bébé précoce. Cela n'a pas de sens.
De nombreuses études montrent que les premières semaines de vie sont décisives pour : la construction du lien d’attachement, la régulation du stress,le développement affectif et cognitif.
Pourtant, la France impose un retour au travail parmi les plus précoces d’Europe, plaçant de nombreuses familles dans une situation douloureuse : choisir entre leur sécurité financière et le respect du rythme de leur enfant. En Europe, des pays comme la Suède, la Finlande, la Norvège, l’Allemagne, l’Autriche, la Bulgarie ou la Pologne permettent aux bébés de rester 6 mois à plus d’un an auprès d’un parent grâce à des congés parentaux bien plus longs et reconnus.
Dans de nombreux pays européens, les mères (et parfois les pères) sont rémunérées pour rester auprès de leur bébé pendant plusieurs mois, car c’est reconnu comme un investissement social et économique.
Dans une démocratie telle que la France, et en 2026, il est aberrant que les mères, les familles, ne puissent pas avoir ce choix. Cela ne devrait pas être un privilège, mais un investissement sociétal : un enfant sécurisé aujourd’hui est un adulte plus stable demain.
Nous demandons que le congé postnatal soit repensé en intégrant le droit du bébé :
1) Le droit de rester auprès de sa mère au-delà de 10 semaines (minimum 6 mois), afin de garantir le lien fondamental entre l’enfant et sa figure d’attachement principale.
2) Le droit à un temps de présence adapté à ses besoins physiologiques et émotionnels, reconnaissant que chaque bébé a un rythme unique de développement.
3) Le droit pour les familles, et les mères, de disposer d’un véritable choix, sans être contraintes par des obligations légales ou économiques précoces.
4) Le droit à un investissement sociétal rentable : garantir aux bébés un temps de présence prolongé auprès de leur mère est un investissement économique et social, car un enfant sécurisé dès ses premiers mois développe des bases solides pour sa santé, son éducation et sa future contribution à la société.
La France a récemment créé un congé de naissance partiellement rémunéré, une avancée bienvenue. Mais il reste insuffisant : il ne garantit pas que chaque bébé puisse rester auprès de sa mère au-delà de 10 semaines, ni que les familles disposent d’un véritable choix adapté aux besoins de l’enfant.
Pour le respect du rythme des bébés, pour la santé mentale des mères, pour une société plus humaine, nous demandons l’allongement du congé post-natal et la reconnaissance du droit du bébé à rester auprès de sa mère plus de 10 semaines.
Partager: