Pétition pour une commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, la lutte contre la désinformation scientifique et médicale, et l'impunité
Initiative citoyenne
Pétition pour une commission d'enquête sur la gestion de la crise sanitaire, la lutte contre la désinformation scientifique et médicale, et l'impunité
À l'attention des membres de l'Assemblée Nationale, des ministères de la Santé, de la Recherche, du Gouvernement et des parlementaires :
Nous, citoyens français, appelons à la création d'une commission d'enquête parlementaire afin d'examiner la gestion de la crise sanitaire liée à la COVID-19, en particulier l'inaction des institutions publiques telles que le CNRS, l'INSERM, l’ordre des médecins et les ministères de la Santé et de la Recherche, face à la propagation de la désinformation scientifique et médicale. Nous demandons également des éclaircissements sur la position des députés et sénateurs, qui n'ont pas pris des mesures suffisantes pour contrer cette désinformation scientifique et médicale pendant la pandémie.
Un point d'inquiétude majeur est la promotion par certains acteurs publics et privés, y compris le professeur Didier Raoult et son équipe de l'IHU Méditerranée Infection, d'un traitement contre le COVID-19, l'hydroxychloroquine, et l’ivermectine qui n'ont pas été validés par les protocoles scientifiques rigoureux nécessaires. En dépit des preuves scientifiques contraires et des avertissements de la communauté médicale et des autorités sanitaires, des campagnes de communication ont persisté à défendre ce traitement, influençant de nombreux citoyens et créant une confusion préjudiciable.
Lors de la pandémie de grands professeurs de renoms ont été perquisitionnés , des enquêtes ont été lancées sur dénonciation de la part d’un blog conspirationniste dont le nom porte celui d’une grand journal d’une autre époque. Ce blog est d’ailleurs aujourd’hui encore , aussi soutenu par quelques députés. Ce blog est tenu par l’un des membres d’une association qui manque d’un véritable sens, créé pendant la pandémie, cette association ne publie pas ces comptes.
Pourquoi cette association, ce blog , ne sont pas inquiétés par la justice ? il faut rappeler à l’ordre des médecins que des médecins ont reçus des menaces de morts de la part du dirigeant du blog (article finissant par “la veuve”)
Ils ont lancé de nombreuses procédures en diffamation et autres pour faire taire leurs contradicteurs qu’ils ont perdu.
L'hydroxychloroquine et l'ivermectine : traitements non validés
Tout au long de la crise, des personnalités comme le professeur Didier Raoult et son équipe de l'IHU Méditerranée Infection ont largement défendu l'usage de l'hydroxychloroquine, et dans certains cas, de l'ivermectine, contre le COVID-19, en dépit des recommandations des autorités sanitaires nationales et internationales.
Bien que ces molécules aient démontré des effets dans certaines indications (pathologies auto-immunes, maladies parasitaires), aucune étude scientifique rigoureuse n’a prouvé leur efficacité contre le COVID-19. La première étude publiée par le professeur Raoult (rétractée au bout de 4 ans de débats) a très vite été critiquée sur Pubpeer et dans des études et méta-analyses comme la méta Fiolet et al.. Elles ont conclu que l'hydroxychloroquine n’était pas bénéfique pour les patients atteints du COVID-19, et pouvait même provoquer des effets secondaires graves Clinical Microbiology And Infection : Etude Fiolet et aL. Rappelons que cette première étude a été réalisée pour correspondre à sa conclusion lancée dès le mois de février 2020 après avoir indiqué dans un premier temps qu’il n’y avait pas lieu de faire une alerte mondiale, puis qu’il avait la solution miracle pour lancer la find e partie de cette pandémie.
De même, les essais cliniques randomisés menés par l'OMS et d’autres institutions sanitaires internationales ont démontré que l'ivermectine n'était pas efficace contre le COVID-19, et qu’elle pouvait comporter des risques pour la santé des patients ( 3. World Health Organization, NIH).
La communauté scientifique s’est donc positionnée en ne recommandant pas l’utilisation de ces médicaments pour traiter le COVID-19, notamment en raison de risques d’effets secondaires graves et de leur inefficacité démontrée dans des études contrôlées (FDA, ANSM). Pourtant, cette désinformation a continué de se propager, influençant une partie du public et générant une confusion qui a retardé la prise de mesures sanitaires efficaces mettant en danger des vies humaines. Cela a détourné les populations désinformées de l’usage des vaccins.
Les vaccins à ArnM sont une technologie étudiée depuis plus de 20 ans notamment avec la société Curevac.
A ce jour, le professeur de l’IHU compte 36 rétractations d’articles le faisant entrer dans le top 20 des chercheurs les plus rétractés au monde. Aussi, près de 400 études sont sous expressions de préoccupation.
Un appel à la transparence et à la responsabilité
Il est essentiel de comprendre pourquoi les autorités sanitaires et les institutions scientifiques n'ont pas pris des mesures plus fermes pour freiner cette dérive et protéger la santé publique. La gestion de cette crise sanitaire a été marquée par des choix parfois controversés, où la priorité a semblé avoir été donnée à des intérêts politiques ou économiques au détriment des recommandations scientifiques rigoureuses.
Nous demandons une réponse claire et une action forte de la part des autorités françaises pour mettre fin à la désinformation médicale et scientifique, et pour tirer des enseignements de cette crise. Il est impératif de mettre en place des mécanismes de régulation afin d'éviter que de tels abus n’aient lieu à l’avenir, et de sanctionner les comportements malhonnêtes qui ont mis en danger la santé des citoyens. La désinformation de manière générale, et la diffusion des fakes news est un sujet primordiale à l’heure d’internet et de la surinformation. L’article 27 sur la liberté de la presse devrait s’appliquer à toute la population et davantage aux institutions comme des IHU.
Des responsabilités à clarifier : Institutions, chercheurs, et gouvernance de la crise
Enfin, nous appelons à ce qu'une commission d'enquête examine :
Les responsabilités des institutions publiques (CNRS, INSERM, l’INSEE, ordre des médecins, ministères) dans la lutte contre la désinformation et leur rôle dans la promotion de traitements non validés ainsi que l’absence de réaction lorsque des informations fallacieuses sont diffusées par des personnes se revendiquant ouvertement comme membres de ces institutions.
Le rôle de certaines personnalités publiques, comme Didier Raoult, dans la large diffusion de traitements non éprouvés, et les raisons pour lesquelles des actions judiciaires n'ont pas été engagées. En effet, la question de l’impunité dans ce domaine est cruciale, d'autant plus que des recherches ont montré les effets délétères de certaines pratiques (Le Journal du Dimanche). Un blâme de l’ordre des médecins n’a pas été suffisant pour l’accompagner vers un retour au réel du consensus scientifique.
L'influence de campagnes de désinformation menées par des acteurs étrangers, y compris la possibilité d'une ingérence étrangère (Russe ? affaire fazze) dans la gestion de la pandémie.
Les différents médias de l’information ont aussi eu une responsabilité.
Est il normal que des chercheurs du CNRS, et de l’INRAE se retrouvent aussi dans des instances de l'anthroposophie, mouvement philosophico religieux. C’est une secte anti -science.
L’INSEE ne fait rien pour corriger les mauvaises analyses statistiques de l’un de ses logisticiens.
Les mesures à prendre pour garantir la transparence et la rigueur scientifique dans la gestion des crises sanitaires futures.
Nous demandons à l'Assemblée Nationale de saisir cette occasion pour rétablir la confiance du public dans les institutions scientifiques et sanitaires, et pour garantir que de telles erreurs ne se reproduisent pas.
Nous nous interrogeons aujourd'hui sur les raisons pour lesquelles les autorités compétentes n'ont pas pris des mesures plus fermes pour lutter contre la désinformation. Nous demandons également des comptes sur l'absence de responsabilité pénale pour ceux qui, au plus haut niveau, ont propagé des informations médicales erronées, avec des conséquences potentielles pour la santé publique.
La France mérite une réponse claire et une action forte contre la désinformation scientifique, en particulier dans un contexte de crise sanitaire mondiale. Nous appelons donc à une commission d'enquête pour :
Étudier les responsabilités des institutions publiques (CNRS, INSERM, l’INSEE , Ordres et ministères) et des autorités sanitaires dans la lutte contre la désinformation. Aussi, leur infiltration par des acteurs de mouvances sectaires.
Examiner les rôles de certaines personnalités, notamment Didier Raoult et son équipe, dans la promotion de traitements non validés.
Clarifier les raisons pour lesquelles des actions pénales n'ont pas été entreprises contre ceux qui ont mis en danger la santé publique en propageant des informations fausses ou trompeuses.
Mettre en place des mécanismes de régulation et de prévention afin d'éviter de telles dérives à l'avenir. L’arcom s’est montrée relativement absente dans ce domaine.
Nous demandons à l'Assemblée Nationale de saisir cette opportunité de rétablir la confiance du public dans les autorités sanitaires et
scientifiques, et de protéger la santé de la population face à des risques sanitaires non maîtrisés.
Remarques importantes :
Hydroxychloroquine et ivermectine : Bien que ces médicaments aient été largement discutés pendant la pandémie, il est important de souligner qu'aucun traitement n’a prouvé son efficacité contre le COVID-19 dans des essais cliniques bien menés. Les autorités sanitaires françaises et internationales ont fortement déconseillé leur usage en dehors de contextes strictement contrôlés (AMM).
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