Instauration d'une bande de sécurité obligatoire sans végétation le long des autoroutes et voies rapides pour prévenir les incendies.
Initiative citoyenne
Instauration d'une bande de sécurité obligatoire sans végétation le long des autoroutes et voies rapides pour prévenir les incendies.
Mesdames, Messieurs les Députés,
Face à la multiplication et à l’intensification des incendies qui ravagent notre pays chaque été, nos infrastructures routières ne doivent plus être des vecteurs de propagation, mais des remparts. Les autoroutes et voies rapides qui traversent nos massifs forestiers et zones sèches sont trop souvent le point de départ de feux catastrophiques (véhicules en feu, surchauffe de freins, jets de mégots).
Si le Code forestier prévoit déjà un débroussaillement le long des voies de circulation, celui-ci s'avère insuffisant face aux sécheresses extrêmes actuelles. Nous demandons une évolution législative ferme pour imposer la création d’une bande de sécurité latérale sans végétation (sol stabilisé, minéralisé ou doté de barrières physiques ignifugées), dont la largeur exacte sera définie par des experts scientifiques et des professionnels du feu (SDIS, ONF) en fonction de la topographie et des essences forestières locales.
Cette mesure d’urgence nationale repose sur trois piliers fondamentaux :
1. Un impératif d'équité citoyenne et publique
L’État impose à juste titre de lourdes Obligations Légales de Débroussaillement (OLD) aux particuliers (jusqu’à 50 ou 100 mètres autour des habitations), sous peine de fortes amendes. Il est intolérable que les grands concessionnaires autoroutiers privés et les directions des routes ne soient pas soumis à une rigueur au moins équivalente sur leurs emprises foncières. La puissance publique et les entreprises privées doivent montrer l'exemple.
2. Un argument financier : la prévention coûte moins cher que la reconstruction
Le coût de l'aménagement et de l'entretien de ces bandes de sécurité par les sociétés concessionnaires (qui génèrent d'importants profits) est dérisoire face au coût colossal des incendies pour les finances publiques. Un grand incendie détruit des infrastructures, mobilise des centaines de pompiers, des flottes d'avions bombardiers d'eau et paralyse l'économie locale. Investir dans ce pare-feu linéaire est un calcul économique infiniment gagnant pour la collectivité.
3. Un argument écologique majeur
Si l’artificialisation des sols doit être limitée, la création d'une fine bande minérale le long d'un ruban de bitume déjà existant sauvera des milliers d'hectares de forêts, de biodiversité et d'habitats naturels. De plus, en empêchant la combustion de millions d'arbres, cette mesure évitera des rejets massifs de CO2 dans l'atmosphère, préservant ainsi nos puits de carbone naturels.
Pour protéger nos vies, nos forêts et nos finances publiques face au défi climatique, nous demandons à l'Assemblée nationale de se saisir de cette proposition et de légiférer pour des infrastructures routières hautement sécurisées.
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