Pour la renaturalisation de nos cours d'eau : restaurer les méandres, les zones humides et la ripisylve face à la crise climatique.
Initiative citoyenne
Pour la renaturalisation de nos cours d'eau : restaurer les méandres, les zones humides et la ripisylve face à la crise climatique.
Mesdames et Messieurs les Députés,
La situation hydrologique de cette année est catastrophique. Dès le mois de juin, une canicule précoce et un déficit pluviométrique historique ont forcé la multiplication des arrêtés préfectoraux de restriction et de crise sécheresse à travers tout le territoire. Nos rivières se vident à une vitesse alarmante avant même le cœur de l'été, illustrant la fragilité extrême de nos écosystèmes aquatiques.
Cette crise immédiate s'inscrit dans une dégradation structurelle profonde. Selon le rapport officiel de la Directive Cadre sur l'Eau (DCE), moins de la moitié des cours d'eau en France (43,8 %) atteignent un « bon état écologique ». L'artificialisation, le recalibrage historique et la destruction des écosystèmes rivulaires ont privé nos fleuves et rivières de leurs mécanismes naturels d'auto-régulation et de stockage.
Face à l'urgence climatique, il est impératif de restaurer de toute urgence les « Éponges Naturelles » de nos territoires pour retenir l'eau là où elle tombe et là où le vivant en a besoin.
Par cette pétition, nous demandons à l’Assemblée nationale de se saisir de cette urgence environnementale et législative, et d'impulser un grand plan national de renaturalisation des cours d'eau s'articulant autour de trois mesures clés :
1. Restauration des zones humides et des méandres : Engager un programme national de reméandrage des rivières rectifiées et de reconnexion de leurs plaines d’inondation. L’objectif est de recréer des zones humides adjacentes capables de stocker naturellement les excédents d'eau en hiver pour soutenir de manière diffuse les débits d'étiage durant l'été.
2. Obligation de ripisylve sur les cours d’eau de première catégorie : Rendre obligatoire le maintien ou la restauration d’une ripisylve (corridor végétal arboré) continue sur la majorité des cours d'eau de 1ère catégorie. Cette couverture végétale est indispensable pour abaisser la température de l'eau face aux canicules, limiter l'évaporation et protéger la biodiversité piscicole (salmonidés) en surchauffe.
3. Sanctuarisation budgétaire des Agences de l'Eau : Assurer le financement pérenne et renforcé des projets de génie écologique et de restauration de la continuité écologique menés par les collectivités et les syndicats de rivières.
La transition hydrique ne se fera pas contre la nature, mais avec elle. Devant la répétition de ces étés anticipés dès le printemps, nous vous demandons d'inscrire ces priorités à l'agenda législatif pour garantir la sécurité d'approvisionnement en eau et la survie de nos écosystèmes vivants.
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