Installons des caméras strictement encadrées dans les lieux collectifs d’accueil des enfants
Initiative citoyenne
Installons des caméras strictement encadrées dans les lieux collectifs d’accueil des enfants
Pour une loi protégeant les enfants et les professionnels : installons des caméras strictement encadrées dans les lieux collectifs d’accueil des enfants
Aux députés, aux sénateurs, au Gouvernement, aux maires de France et à toutes les autorités responsables de la protection de l’enfance,
Un enfant qui subit une violence n’a pas toujours les mots pour la raconter.
Un enfant qui a peur, qui doute, qui se tait, qui change de comportement, doit pouvoir être protégé.
Un professionnel injustement accusé doit, lui aussi, pouvoir être défendu par des éléments objectifs.
Aujourd’hui, dans les écoles maternelles, les écoles élémentaires, les crèches et les structures périscolaires, nous confions chaque jour ce que nous avons de plus précieux : nos enfants.
La très grande majorité des enseignants, animateurs, ATSEM, éducateurs, auxiliaires de puériculture et personnels encadrants accomplissent leur mission avec sérieux, humanité et dévouement. Cette pétition ne vise pas à les suspecter. Elle vise au contraire à protéger tout le monde : les enfants, les familles et les professionnels honnêtes.
Un contexte qui impose d’agir
Les faits récents montrent que la protection de l’enfance doit être renforcée. À Paris, le parquet a enquêté sur de possibles violences sexuelles dans le périscolaire, concernant notamment 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la Ville de Paris auraient été suspendus, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.
Au niveau national, les chiffres sont également préoccupants. En 2025, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 473 000 victimes de violences physiques, dont 114 500 mineurs, ainsi que 132 300 victimes de violences sexuelles, dont 76 200 mineurs. Le ministère de l’Intérieur souligne une hausse des violences enregistrées, en particulier des violences physiques envers les mineurs.
Les données publiques de la protection de l’enfance rappellent aussi l’urgence : le Gouvernement indique qu’un enfant décède tous les cinq jours dans un cadre familial, et que le 119, numéro national de l’enfance en danger, traite chaque année des dizaines de milliers de sollicitations liées à des enfants en danger ou en risque de danger.
Ces chiffres ne doivent pas conduire à la peur généralisée. Ils doivent conduire à la responsabilité.
Notre demande : une loi nationale claire, protectrice et strictement encadrée
Nous demandons le vote d’une loi autorisant, sous conditions strictes, l’installation de caméras de surveillance dans les espaces collectifs des écoles maternelles, écoles élémentaires, crèches et structures périscolaires.
Nous ne demandons pas une surveillance généralisée des enfants ni une suspicion permanente envers les professionnels. Nous demandons un outil de preuve, strictement encadré, activable uniquement lorsque la parole d’un enfant, d’un parent ou d’un professionnel doit être protégée, vérifiée et prise au sérieux.
Cette loi doit permettre de mieux établir la vérité en cas de doute sérieux : suspicion d’attouchement, violence physique, violence psychologique, maltraitance, accident grave, comportement inquiétant ou accusation contestée.
Dans trop de situations, il n’y a que des paroles opposées : celle d’un enfant qui peine à raconter, celle d’un parent inquiet, celle d’un professionnel mis en cause, celle d’un témoin absent ou incertain.
La vidéo, lorsqu’elle est strictement encadrée, peut devenir un outil de protection, de preuve, de prévention et d’apaisement.
Des caméras oui, mais jamais au détriment de l’intimité ou des libertés
Nous demandons que la loi prévoie des garanties fortes :
Les caméras ne doivent être installées que dans les espaces collectifs accueillant les enfants : salles d’activité, couloirs, réfectoires, cours, espaces périscolaires ou lieux communs.
Elles doivent être strictement interdites dans les toilettes, vestiaires, zones de change, espaces d’intimité et tout lieu où la dignité des enfants ou des professionnels pourrait être atteinte.
Les images ne doivent jamais être consultables librement. Elles ne doivent pas devenir un outil de contrôle permanent du personnel, ni un moyen pour les parents d’observer la vie quotidienne des établissements.
L’accès aux images doit être réservé à des situations graves ou sérieuses : signalement, doute d’attouchement, suspicion de violence, maltraitance, accident grave, plainte, enquête ou accusation contestée.
Cet accès doit être limité à des autorités habilitées : direction, justice, police ou gendarmerie, inspection compétente, protection de l’enfance ou autorité indépendante désignée par la loi.
Chaque consultation doit être tracée, justifiée, datée et contrôlée. Toute consultation abusive, toute diffusion d’images ou toute utilisation détournée doit être lourdement sanctionnée.
La conservation des images doit être courte, sécurisée et limitée, par exemple entre 15 et 30 jours, sauf en cas de procédure judiciaire, de signalement ou d’enquête en cours.
Les familles et les professionnels doivent être clairement informés de l’existence du dispositif, de ses finalités, de ses limites et de leurs droits.
Enfin, ce système doit être placé sous le contrôle de la CNIL ou d’une autorité indépendante, afin de garantir le respect de la vie privée, de la dignité des enfants et des libertés fondamentales.
Protéger les enfants, mais aussi protéger les professionnels accusés à tort
Cette pétition repose sur une conviction simple : la vérité protège.
Elle protège l’enfant victime, dont la parole doit être entendue, vérifiée et soutenue.
Elle protège aussi le professionnel injustement accusé, qui peut voir sa réputation, sa carrière et sa vie personnelle détruites par une accusation infondée.
Dans les métiers de l’enfance, la confiance est essentielle. Mais la confiance ne doit pas exclure les preuves. Au contraire, un cadre clair peut restaurer la confiance entre les familles, les équipes éducatives, les collectivités et l’État.
Un dispositif vidéo strictement encadré permettrait :
de mieux détecter certains comportements violents ou inadaptés ;
de sécuriser les enquêtes en cas de signalement ;
d’éviter les conflits de versions ;
de protéger les enfants qui n’arrivent pas à parler ;
de protéger les professionnels honnêtes contre les accusations injustes ;
de renforcer la prévention ;
de restaurer la confiance dans les lieux d’accueil de l’enfance.
Pour une expérimentation nationale responsable
Nous demandons qu’une expérimentation puisse être lancée prioritairement dans les crèches, écoles maternelles et structures périscolaires, avec un bilan indépendant avant toute généralisation.
Cette expérimentation devra associer les familles, les professionnels, les collectivités, les représentants de l’Éducation nationale, les acteurs de la petite enfance, les associations de protection de l’enfance, la CNIL et les autorités judiciaires.
L’objectif n’est pas de transformer les écoles en lieux de surveillance permanente.
L’objectif est de créer un cadre légal clair pour que, lorsqu’un doute grave apparaît, la vérité puisse être recherchée rapidement, dignement et objectivement.
Notre appel aux parlementaires
Nous demandons aux députés et sénateurs de se saisir de cette question et de déposer une proposition de loi nationale.
Nous demandons au Gouvernement d’ouvrir un débat public sur la sécurisation des lieux accueillant des enfants.
Nous demandons aux maires, départements, régions et collectivités de soutenir une expérimentation encadrée.
Nous demandons aux citoyens, parents, grands-parents, professionnels de l’enfance et défenseurs des droits des enfants de signer cette pétition.
Parce qu’un enfant protégé est un enfant que la société écoute.
Parce qu’un professionnel honnête mérite aussi d’être protégé.
Parce que la vérité ne doit pas dépendre du hasard, du silence ou de l’absence de preuve.
Pour nos enfants. Pour les professionnels justes. Pour la confiance. Pour la vérité.
Signez cette pétition pour demander une loi nationale encadrant l’installation de caméras dans les lieux collectifs accueillant des enfants.
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