Pour une régularisation des étrangers en situation irrégulière
Initiative citoyenne
Pour une régularisation des étrangers en situation irrégulière
En avril 2026, Pedro Sanchez a annoncé la régularisation de 500 000 personnes. En France, depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir et plus encore depuis le passage de Bruno Retailleau au ministère de l’intérieur, ces régularisations sont de moins en moins nombreuses, en raison de consignes données aux préfets et des dysfonctionnements récurrents de l’ANEF, le site internet qui centralise toutes les demandes.
Travailleur social auprès de ces publics, j’ai pu me rendre compte de la volonté des exilés de s’insérer, en travaillant, en se formant et en apprenant le français. Pour une partie d’entre eux, les étrangers en situation irrégulière travaillent déjà, le plus souvent dans des métiers durs et mal-payés, comme le bâtiment, l’entretien ou la manutention. Ils sont intégrés dans le tissu associatif, notamment en zones rurales. Ils font du bénévolat et leurs enfants sont inscrits à l’école. Ils restent cependant à la merci d’employeurs ou de propriétaires qui peuvent abuser de leur précarité en menaçant de les dénoncer.
Comble de l’ironie, la dernière loi immigration prévoit une régularisation des travailleurs exerçant des métiers en tension alors que les étrangers en situation irrégulière n’ont pas le droit de travailler.
Par cette pétition, demandons collectivement, qu’à l’exemple de l’Espagne, la France régularise les personnes en situation irrégulière qui le souhaitent.
Régulariser les exilés en situation irrégulière permettra d’apaiser la société car c’est l’instabilité et la précarité qui contribuent à créer des addictions, des fragilités psychologiques, et font basculer vers la délinquance de survie.
Régulariser les exilés en situation irrégulière leur permettra enfin d’avoir accès à un logement digne et à un emploi stable, sans avoir la peur au ventre d’être contrôlés par la police. Ils pourront ainsi cotiser au système français de protection sociale et contribuer à financer les services publics en payant des impôts.
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