Rapport Alloncle : Non au démantèlement de l’audiovisuel public, protégeons notre droit à une information libre et diversifiée.
Initiative citoyenne
Rapport Alloncle : Non au démantèlement de l’audiovisuel public, protégeons notre droit à une information libre et diversifiée.
Le 5 mai 2026, le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public a été publié. Je l'ai lu avec une vive inquiétude. Ce document préconise une transformation radicale du paysage audiovisuel français qui menace directement notre droit à l’information et les principes fondamentaux de notre démocratie.
Ces recommandations seront certainement débattues lors de la niche parlementaire du groupe UDR le 25 juin prochain. Il nous reste peu de temps pour agir.
En tant que jeune citoyenne, je tiens à alerter sur la disparition programmée des rares espaces qui nous sont encore dédiés à la télévision et à la radio.
Dans un paysage médiatique saturé par les offres privées payantes détenues par certains monopoles disposant d'une lignes éditoriale claire, le service public est pour moi le seul garant d'un accès gratuit à la culture, au sport et à une information de qualité.
Supprimer France TV Slash ou la station Mouv’ serait une exclusion de ma génération du débat public, voire un abandon, aux seuls intérêts des plateformes privées.
Le rapport contrevient à la loi « Léotard » du 30 septembre 1986.
Cette loi impose que l’audiovisuel public offre des programmes caractérisés par leur diversité et favorise le débat démocratique auprès de toutes les composantes de la population. En ciblant des programmes traitant d’écologie ou de lutte contre les discriminations sous des prétextes idéologiques, ce rapport s'éloigne gravement des missions d'intérêt général.
En outre, la recommandation visant à confier la nomination des dirigeants de l'audiovisuel public directement au président de la République constitue un recul démocratique majeur. Cela rappelle les heures sombres de l’ORTF et bafoue l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen sur la libre communication des pensées et des opinions.
Ainsi, l’affaiblissement du secteur public ne bénéficierait qu’aux 11 milliardaires qui contrôlent déjà 80 % de la presse quotidienne.
Enfin, les soupçons d’ingérence d’intérêts privés dans la rédaction même des questions de cette commission d’enquête entachent gravement la crédibilité de ses conclusions.
En conséquence, cette pétition vise à :
1) Rejeter des préconisations du rapport Alloncle lors de la séance du 25 juin 2026.
2) Le maintien de l’intégralité des services publics, notamment ceux dédiés à la jeunesse.
3) Préserver l’indépendance des dirigeants de l'audiovisuel public vis-à-vis du pouvoir exécutif.
4) La mise en place d'un mode de financement stable, pérenne et progressif pour garantir l'indépendance de nos médias publics.
L'information est un bien commun qui appartient au peuple.
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