Pour inscrire la libération immédiate des humanitaires détenus par une puissance étrangère dans la stratégie humanitaire de la République française
Initiative citoyenne
Pour inscrire la libération immédiate des humanitaires détenus par une puissance étrangère dans la stratégie humanitaire de la République française
Depuis 2007, un blocus a été mis en place par Israël et l'Égypte sur le territoire palestinien de Gaza. Les travaux en sciences humaines et sociales discutent de sa légitimité et le qualifient d'illégal. L'ONU qualifie aussi ce blocus comme étant illégal. Depuis les attaques terroristes du 07 octobre 2023 commises par le Hamas, la réponse israélienne a détruit les infrastructures civiles de la bande de Gaza. Fin 2023, la République française s'est dotée d'une stratégie humanitaire. L'ensemble des crimes de guerre commis par le gouvernement israélien génèrent une situation dramatique. La population palestinienne a besoin d'aide humanitaire. Dans ce contexte, une aide humanitaire civile s'est organisée sous la forme de flottilles, seul moyen de rejoindre ce territoire sous blocus illégal.
En 2024, une première flottille a été arrêtée par l'État israélien dans les eaux internationales. Quelques mois après la reconnaissance officielle de l'État palestinien, une seconde flottille a été arrêtée en octobre 2025 par le gouvernement israélien dans les eaux internationales et palestiniennes. Dans les deux cas, l'État français a tardé à demander la libération des Français ayant participé à cette flottille humanitaire, provoquant un sentiment d'abandon de ses ressortissants, alors qu'ils se sont retrouvés enfermés dans des conditions inhumaines. Il a fallu attendre plusieurs jours avant que la France ne récupère sans conditions ses ressortissants engagés pour la cause humanitaire. Cette situation témoigne de l'extrême faiblesse de la République française sur la scène politique mondiale, dans l'incapacité d'appliquer sa propre stratégie humanitaire.
Le 30 avril 2026, la flottille pour Gaza est arraisonnée dans les eaux internationales, à 1000 km des eaux israéliennes et palestiniennes. Les humanitaires ont été conduits à en Israël par le gouvernement israélien pour y être interrogés. Le ministère des affaires étrangères, tout comme l'Élysée n'ont pas demandé immédiatement à l'État d'Israël la libération des Français ayant participé à cette flotille humanitaire. Or, les gouvernements des pays de l'Union Européenne comme l'Italie ou bien encore l'Espagne ont systématiquement demandé la libération de leurs compatriotes. Cette nouvelle situation renouvelle l'aveu de faiblesse de la République française sur la scène politique mondiale, à nouveau dans l'incapacité d'appliquer sa propre stratégie humanitaire.
En l'état, la stratégie humanitaire de la République française pour 2023-2027 mentionne seulement que "La protection des populations et des acteurs humanitaires qui tentent de leur porter secours reste un défi comme l'acheminement de l'aide".
Cette pétition demande ainsi d'adopter une formulation plus ambitieuse qui irait dans le sens de la consolidation de la protection des acteurs humanitaires en ajoutant dans la stratégie humanitaire de la République française la phrase suivante : "Le ministère des affaires étrangères demande sans délai la libération des ressortissants français, dont l'intention est d'apporter de manière pacifique de l'aide humanitaire à une population civile, arrêtés par une puissance étrangère entravant l'acheminement d'aide humanitaire."
Si l'ajout de cette phrase dans la stratégie humanitaire de la République française est impossible, l'Assemblée Nationale devrait prendre en compte l'esprit de cette pétition pour amender la politique humanitaire et de protection de nos concitoyens dans les formes et supports qu'elle jugera judicieux en s'inspirant de cette pétition.
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