L’instauration d’un seuil légal de THC dans le sang afin de distinguer cannabis et CBD
Initiative citoyenne
L’instauration d’un seuil légal de THC dans le sang afin de distinguer cannabis et CBD
À l’attention du Gouvernement, du Parlement et des institutions législatives françaises.
Constat :
En France, les articles L. 235-1 à L. 235-5 du Code de la route rendent la conduite interdite après usage de stupéfiants, quel que soit le dosage. Service Public+1
L'arrêté du 5 septembre 2001 fixe un seuil de détection (1 ng/ml) pour le THC dans le sang lors d'analyses post-contrôle. OFDT+1
En 2023, la Cour de cassation a confirmé que la présence de THC suffit à caractériser l’infraction, sans distinction de l’origine (cannabis ou CBD). Conseil National des Médecins+1
Cela signifie qu’un consommateur légal de CBD — même sans effet psychoactif — peut être sanctionné dès lors qu’une trace minime de THC est détectée. Drogues Info Service+1
Or, plusieurs états européens adoptent des systèmes basés sur un seuil minimal de THC dans le sang (par exemple Allemagne : ~3,5 ng/ml) pour définir une infraction. Le Figaro+1
Proposition :
Nous demandons l’adoption d’une loi instaurant un seuil légal de THC dans le sang (par exemple un seuil comparable à celui adopté dans plusieurs pays européens), de façon à ce que :
1. Seuls les conducteurs dont le taux de THC dépasse ce seuil soient considérés en infraction.
2. Les consommateurs de CBD légal (dont les produits contiennent au maximum 0,3 % de THC) ne soient pas pénalisés s’ils restent en dessous de ce seuil.
3. Le cadre juridique soit clarifié, en distinguant clairement « usage légal de CBD » vs « usage illicite de cannabis ».
4. L’équité soit rétablie : un système comparable à celui de l’alcool (où la loi fixe un seuil légal autorisé) et non une « tolérance zéro » qui pénalise même un trace résiduelle sans effet.
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